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Le comble de la mère de famille nombreuse

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Rentrer le soir après une longue et dure journée, trouver l’appartement vide et me réjouir. J’ai trouvé le comble de la mère de famille nombreuse : apprécier le silence et l’absence !

Me souvenir de toutes ces soirées où je jonglais entre les enfants, leurs devoirs, les activités extra-scolaires et la préparation du dîner… Les leçons à faire réciter, la révision de solfège et le travail de l’instrument, les petites qu’il fallait occuper à coups de Disney Channel, Dora l’exploratrice ou autre, répondre aux coups de fil désespérés des copines de l’association de parents d’élèves tout en me demandant ce que je pourrais bien cuisiner, quand il n’y avait pas des courses de dernière minute à faire !

Si de temps en temps j’ai la nostalgie de cette époque, cela ne dure pas très longtemps ! Aujourd’hui je rentre, je me déshabille, j’enfile le combo bas en polaire/tee-shirt en coton/grosses chaussettes Primark et je soupire de bien être en m’installant sur le canapé, aussitôt rejointe par le chat qui vient poser sa tête sur ma poitrine. Avec 2 filles en internat, 2 étudiants qui rentrent entre 20h et 22h, un mari cadre overbooké, je peux profiter de 1h à 2h de calme absolu après le travail. Juste une bougie, le soleil couchant et mon plaid de yoga. Prendre le temps de me poser, profiter de l’instant présent, détendre mes muscles endoloris et respirer…

J’ai aussi retrouvé le plaisir d’aller à la messe en faisant une halte à la chapelle de mon quartier, devant laquelle je passe 6 fois par jour. Je cherchais depuis des années à « échapper » à la messe du dimanche (notamment parce que je travaille 2 week-ends par mois) et parfois en cherchant bien, on s’aperçoit que la solution était juste sous notre nez. Il suffisait de s’arrêter et lire le tableau d’affichage : la petite messe de 30 mn à la chapelle le vendredi soir. Il y a les habitués et les « de passage ». Nous sommes rarement plus d’une douzaine et cela me fait du bien. Une forme d’intimité, une vraie communion d’esprits et le plaisir de croiser une de mes patientes qui s’occupe également de l’accueil. J’ai réussi à entraîner avec moi Miss A la semaine dernière et je ne désespère pas d’attirer Boy qui se dit « un peu en délicatesse » avec la religion depuis un an, lui qui aimait tant l’aumônerie des lycées.

Je suis heureuse d’avoir trouvé ces instants où je peux me détendre, me réconcilier avec mes différents rôles et prendre soin de moi à des créneaux horaires qui me conviennent.

Muriel

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