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Barbie aux Arts décoratifs

 

Barbie-expo Arts décoratifs

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Présentation :

Au-delà d’être un jouet, Barbie est le reflet d’une culture et de son évolution depuis sa création en 1959. On l’a d’abord associée à l’American way of life avant d’incarner une dimension plus universelle, épousant les changements sociaux, politiques, culturels. Elle évolue dans le confort moderne tout en épousant de nouvelles causes, questionnant les stéréotypes, haïe pour ce qu’elle représenterait d’une femme idéalisée, et pourtant autonome et indépendante, adoptant toutes les ambitions de l’époque contemporaine.

C’est en regardant sa fille Barbara jouer avec des poupées de papier, que Ruth Handler, l’une des fondatrices de Mattel, se met à rêver d’une poupée de mode en trois dimensions, d’une poupée mannequin. Son âge reste volontairement flou afin de pouvoir incarner aussi bien une adolescente qu’une jeune femme. Elle est tout à la fois lycéenne, étudiante, nurse ou jeune hôtesse de l’air avant d’embrasser plus de 150 métiers, des plus classiques aux plus avant-gardistes. Barbie a été vétérinaire à plusieurs reprises, mais aussi paléontologue, et informaticienne, pilote de course, professeur, médecin, danseuse étoile, officier de police… et on l’oublie peut-être mais Barbie a été candidate à la présidence quatre fois, comme elle a été astronaute en 1965 alors que Neil Armstrong a attendu 1969. 

Ses silhouettes, ses coiffures, ses costumes, sont le fruit de quelques secrets de fabrication dont certains sont révélés pour l’occasion à travers maquettes ou témoignages de ceux qui font le succès de Barbie. Un succès qui tient à la capacité de la poupée à suivre l’évolution de son époque pour se renouveler tout en restant la même. Elle inspire aussi les artistes. Certains, comme Andy Warhol, en ont fait le portrait quand d’autres l’ont largement détourné.

Nombreux sont les créateurs qui ont croisé son chemin de passionnée de mode, pour laquelle chacun a déjà imaginé les tenues les plus extravagantes ou les plus élégantes. Quelques-unes de ses robes de collections sont ainsi signées par des couturiers, parmi lesquels Thierry Mugler, Christian Lacroix, Jean Paul Gaultier, Agnès B, Cacharel ou encore Christian Louboutin. 

Autant vous le dire tout de suite, je fais partie de cette génération de filles traumatisées parce que je n’ai jamais eu de Barbie ! La blonde maigrichonne à forte poitrine quand tu es une petite fille noire hum hum. En fait, ma mère la trouvait tout simplement laide et a préféré m’offrir de « vraies » magnifiques poupées (blondes aussi) qui coûtaient un bras à l’époque : les poupées Bella.

Inutile de vous dire que j’ai offert des Barbie à mes filles ! Mais c’était l’époque des Bratz et de Dora l’exploratrice donc je n’ai jamais vraiment pu assouvir mon fantasme…

Minette et moi sommes donc allées au musée des Arts décoratifs et pour la première fois, depuis quelques années que nous fréquentons ce musée, nous avons dû faire près de 45mn de queue avant de pouvoir rentrer. Si la première salle est frustrante à cause d’un éclairage médiocre, le reste du parcours est très riche et un vrai régal pour les yeux.

C’est une exposition qui offre 2 niveaux de lecture : un purement ludique qui éblouira les enfants (il y a même un espace jeu), l’autre à la fois historique et sociologique réjouira les adultes. Minette est tombée en arrêt devant le nombre de professions que Barbie a exercé. Elle a poussé aussi de hauts cris devant les séries, films et personnages célèbres. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé le parallèle entre les tenues de Barbie et l’histoire de la mode. J’ai été choquée aussi de découvrir que la première Barbie noire date de 1967-1968, même si elle n’était qu’une version « colorée » de l’originale, sans attributs noirs (bouche, nez, etc). Malgré ces défauts et des difficultés de commercialisation, je ne peux que déplorer une fois encore (comme dans les cosmétiques), qu’on ait dû attendre près de 50 ans pour en avoir en France… Heureusement j’ai pu acheter des poupons Corolle noirs à mes enfants !

Afin de regagner des parts de marché, Barbie fait enfin sa révolution : elle aura des silhouettes différentes afin de ressembler un peu plus à la multiplicité des femmes (plus petite, plus ronde…). Je ne sais pas si çà marchera car jouer à la poupée est avant tout jouer à être adulte. En dehors de quelques cas pathologiques, je ne crois pas que beaucoup de petites filles rêvent d’une plastique à la Barbie ! Personnellement, je n’ai jamais voulu être blanche, ni blonde aux yeux bleus à forte poitrine 😉 Ce qui était incroyable pour l’enfant que j’ai été, c’est l’immense garde-robe qu’elle avait ainsi que tous les accessoires (le fameux avion du sketch de Florence Foresti, la voiture, le cheval, la maison). D’ailleurs les 7000 vêtements et accessoires rangés par couleurs constituent le clou de l’exposition !

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Musée des Arts décoratifs
107, rue de Rivoli
Paris 1er

Jusqu’au 18 Septembre 2016

Muriel

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2 commentaires sur “Barbie aux Arts décoratifs

  1. J’ai vu ma première Barbie noire au début des années 80, sur un terrain de camping dans les Alpes, où je passais un mois seule avec ma mère qui faisait une cure thermale à St Gervais, une fillette qui avait une collection incroyable (pour moi qui n’en avais pas encore!! Trop cher…) en avait une, achetée en Italie.
    Je ne me souviens pas quand elles ont été vendues en France… Ma fille en a une douzaine, dont quelques métisses, qu’on habille avec les vêtements cousus par moi à son âge :-)

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