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Misty Copeland à l’Opéra Bastille

Samedi soir, je suis allée à l’opéra. C’était une soirée un peu spéciale car elle clôturait la série de représentations de l’American Ballet Theatre, la compagnie invitée pour l’ouverture de la saison 2016-2017 de l’Opéra de Paris.

Il y a quelques mois, je vous parlais ICI de Misty Copeland, la 1ère danseuse étoile noire. Il était donc hors de question que je manque cette occasion de la voir la scène de l’opéra Bastille ! D’autant que cela faisait 25 ans que l’ABT ne s’était pas produit à l’Opéra de Paris.

american ballet theatre opéra bastille

La Belle au Bois dormant, avant d’être une production Disney, est d’abord un conte de Charles Perrault, mis en musique par Tchaïkovski. Le chorégraphe Alexei Ratmansky a décidé de revenir au plus près de la chorégraphie et de la mise en scène de Marius Petipa, à l’origine du ballet La Belle au Bois dormant. Les costumes et décors sont très inspirés de ceux créés par Léon Bakst en 1921, rappellent étrangement Louis XIV.

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crédit photo Ula Blocksage / Opéra national de Paris

Misty Copeland interprétait la Princesse Florine dans un duo avec L’oiseau de feu. Il fallait donc attendre le 3è et dernier acte pour la voir. Comme elle n’a participé qu’à 3 représentations sur les 10 programmées, inutile de vous dire qu’elle était très attendue, applaudie par des spectateurs très (trop ?) enthousiastes dès son entrée en scène.

Si j’ai passé une très bonne soirée, que j’ai apprécié l’indéniable talent d’interprètes des danseurs de la compagnie, j’étais un peu déçue par le niveau technique global malgré quelques fulgurances. Bien que n’étant pas une spécialiste, ni même une connaisseuse, j’ai vu suffisamment de ballets à l’opéra depuis 15 ans pour avoir ma petite opinion. Je regrette donc doublement le départ de Benjamin Millepied qui aurait pu faire entrer plus de diversité dans la troupe de l’Opéra de Paris, tout en maintenant son excellence.

N’empêche que çà fait un bien fou de se laisser bercer par la musique et de voir sur scène, un Calvin Royal III qui pourrait être un gosse de ma banlieue et une Misty Copeland qui pourrait être une de mes nièces… J’espère pour mes enfants que ce genre de soirée ne sera plus un évènement mais juste la normalité !

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crédit photo Instagram @daniil

 

Muriel

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Un commentaire sur “Misty Copeland à l’Opéra Bastille

  1. For want of strength I cannot face that lady’s light,
    nor shelter in dark places, or the hours of night.
    Fate forces me to gaze on her when she appears,
    through eyes already injured and half-blind with tears,
    knowing too well my true desire, my shame:
    to go beyond her light, into her flame…

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