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11 Février

Assise dans un coffee shop de la rue d’Amsterdam entre un accompagnement et une visite à domicile, je me dis que je vais essayer. Essayer quoi ? D’écrire et de publier quelque chose… Re-donner vie à cet espace avec un besoin de revenir à mes fondamentaux encore une fois.

Combien de fois a-t-on enterré les blogs ? Je ne sais plus. Ce que je sais, c’est que depuis près de 14 ans, il est là, tel un ami fidèle, un témoin de notre temps, de mon histoire personnelle et familiale.

Comme à chaque fois, les enfants sont demandeurs de publications, mes ami(e)s aussi. Pourtant on se voit « dans la vraie vie » : ils savent ce qu’il y a à savoir de ma vie !

Ecrire mes Morning pages ne me suffit plus. J’y ai déposé beaucoup de choses qui m’ont permis d’avancer sur certains points, de stagner sur d’autres, de me perdre un peu aussi. J’ai beaucoup ressassé, beaucoup intériorisé, je me suis enfermée, cadenassée aussi.

La semaine dernière, j’ai eu comme une détonation intérieure, comme un verrou qui saute. C’est tout bête, une histoire de chaussures : enfiler une paire de Prada quelques minutes avant de quitter le bureau pour me rendre à une réception. Il a suffit d’une question/remarque de la part d’un collègue pour que la prise de conscience se fasse. Depuis des mois et des mois, j’essaie d’ouvrir une porte tout en barricadant les fenêtres. Cela ne pouvait pas fonctionner et c’est pour ça que je me sentais si bancale…

Reconnaître en moi ces signes de déséquilibre intérieur, choisir de me taire, me sentir « penchée » en permanence et maintenant avec l’âge, me réveiller au milieu de la nuit et la terminer sur le canapé.

Vouloir entrer dans un moule au point d’en oublier l’essentiel : moi. Je me suis éteinte pour ne pas faire d’ombre…

 

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Muriel

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2018 and co

Comme après chaque long silence, revenir un peu sur la pointe des pieds en se demandant s’il faut faire la poussière, refaire ou défaire, fermer définitivement ou pas.

Se dire qu’il y aurait tant et si peu à raconter. Le quotidien d’une mère plus tellement débordée que ça puisque les enfants sont grands ! Parler du nouvel équilibre que cela entraîne. Je n’ai jamais été qu’une mère, mais c’est l’identité ou le rôle que je projette volontiers en premier. Je ne suis plus tout à fait une infirmière puisque je ne fais plus de soins. Je ne suis plus tout à fait une femme puisque j’approche allègrement de la cinquantaine. Qui suis-je alors ?

En ce moment, je suis en pleine déconstruction reconstruction : j’agence les pièces de mon puzzle personnel différemment. Je suis juste une femme active.

2017 aura été l’année d’un nouveau tournant professionnel. Je me suis remise en situation d’apprentissage en ajoutant de nouvelles flèches à mon arc.

En quittant l’hôpital, j’ai enlevé ma blouse. En faisant du libéral, j’ai enlevé un peau de ma peau de professionnelle : j’ai dû abandonner l’idée d’introduire de l’hôpital chez les gens. J’ai dû accepter l’idée que j’étais chez eux et que, quelque part, ce sont leurs règles qui s’appliquent. En travaillant dans le social, j’ai encore changé de peau, j’ai encore dû lâcher un peu de ma posture d’infirmière et apprendre à marcher sur des sables mouvants.

Jai entamé une formation sur l’accompagnement à la parentalité, histoire de me sortir encore de ma posture de « maman de famille nombreuse dont les enfants réussissent », d’infirmière hyper professionnelle et dans les 2 cas d’une personne à fort caractère qui impose son point de vue. Nous avons aussi une formation en interne sur un nouveau concept : le rétablissement.

J’ai booké de belles vacances en Thaïlande au mois de mai avec du yoga, de l’aquagym et de la boxe thaï. Le week-end prochain je serai de retour à Londres pour 4 jours.

Voila, nous avons survécu à l’hiver, Boy est parti en Irlande pour un semestre. Nous apprenons à vivre loin les uns des autres, à des rythmes différents. Avec les masters de Boy et Grande fille qui se profilent pour septembre 2018, je sens encore plus le vent du changement arriver…

 

Muriel

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Etre femme, devenir dame…

Il est très à la mode de demander aux gens quels sont leurs modèles, surtout en matière de féminité et de féminisme.

Je suis née en 1970, forcément ma mère est mon 1er modèle celui avec lequel je me suis construite et contre lequel je me suis construite aussi. Grâce à elle, j’ai su qu’il me faudrait travailler à la fois pour moi et pour mes enfants, que comme elle je serai forte, je saurai faire face à l’adversité, toujours garder la tête haute. Grâce à elle, j’ai toujours eu conscience de ma beauté à moi et de ma valeur. Même si parfois entre ses mains, je me suis sentie un peu poupée, déguisée selon son bon vouloir. Il a fallu aussi faire avec ses représentations et ses interdits (pas de noir on n’est pas en deuil !).

Il y a 2 choses qui m’ont toujours posé problème : les mains et la bouche. J’ai longtemps rongé mes ongles, jusqu’à la trentaine passée. Ma bouche, celle de mon père devrai-je dire, me complexait un peu aussi. Cette bouche un peu marque de fabrique qui renvoyait au mari absent, trompeur, au divorce, au malheur d’une vie…

Dans mes représentations féminines, être une femme, c’est plutôt être une dame. Avoir des mains manucurées avec un joli vernis brillant et porter du rouge à lèvre. Oui car sous mes dessous de femme libérée, j’aurai aimé être une de ses femmes des années 50-60 surtout en matière de mode. Et forcément la femme parfaite mes yeux a l’allure d’une héroïne de Mad Men ou d’un film d’Hitchcock.

Etre blogueuse m’a permis d’apprivoiser mon image avec le temps. Etre à l’aise avec mon corps, faire du sport, continuer à être gourmande, prendre soin de moi, instaurer des rituels. Il y a eu le vernis transparent puis légèrement rosé. Le baume à lèvre protecteur puis le gloss basique. L’année de mes 40 ans, lors de notre fameux séjour à New-York en famille, j’ai voulu vivre un cliché en me faisant faire une mani-pédi dans un salon à côté de notre hôtel. De retour en France, la mode des nails bars a commencé mais c’était en core trop cher. Heureusement que les blogueuses se font chouchouter lors de certains events !

Il suffisait d’être patiente : j’ai trouvé la pose de vernis à moins de 10 euros et maintenant la manucure flash 15mn = 15 euros. Je ne vais pas vous faire l’historique des rouges à lèvre entre les mattes, les sans transfert, longue tenue, les laques etc. J’ai acheté plusieurs rouges à lèvre que je mettais rarement puis mon 1er vrai rouge est arrivé. Je l’ai longtemps gardé comme un trophée caché au fond de la pochette dans mon sac à main avec un tas de petites choses très personnelles comme un chapelet, mon stylo préféré, des lentilles contacts de rechange, etc.

J’exerce un métier où pour des questions d’hygiène, on est censé avoir les ongles courts et propres, ne pas être trop maquillée. Au fil des années, j’ai enlevé mes bagues, puis mes médailles de baptême que je portais autour du cou pour des raisons de service public et de laïcité… J’ai réalisé que j’avais gommé au travail toute une partie de moi et c’est sans doute pour cela aussi en partie que je me suis coupée les cheveux et que j’ai arrêté les teintures. Finalement la seule part d’expression personnelle qui me restait ! Parallèlement j’avais du mal à reprendre tous ces attributs de ma féminité lorsque j’étais en repos.

Depuis un peu plus d’un an, je deviens cette dame que j’ai toujours rêvé être : celle qui met des jupes et des robes quand çà lui chante, du rouge à lèvre et du mascara à 8h du matin (ou dans l’ascenseur), celle qui se fait faire des mani-pédi le week-end ! Je mets à nouveau des bijoux avec parcimonie, juste une pointe de féminité ou pour donner un peu de punch à une tenue. J’adore les années 50 mais je suis quand même un peu plus évoluée concernant les codes de la société.

Cela peut paraître futile, superficiel mais c’est un véritable accomplissement que je vis grâce à ces 2 produits que sont le vernis à ongle et le rouge à lèvre. Ils viennent compléter et parfaire ma panoplie. J’ai toujours su que j’étais une femme, noire qui plus est. Maintenant je suis aussi une Dame. Et s’il m’a fallu un certain temps pour atteindre ce statut dans ma tête, j’ai l’impression qu’il enlève autre chose : mon âge. Car pour moi, une dame n’a pas d’âge !

 

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Muriel

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Définition du bonheur

Parce que le bonheur parfois, c’est :

  • terminer sa journée par une séance de shopping bd Haussmann
  • téléphoner à une amie
  • acheter des macarons et une bouteille de champagne rosée
  • débarquer chez elle et improviser une soirée
  • rentrer à pas d’heure…

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Parce que le bonheur, c’est encore : lire une chronique de philo en 500 mots  tout en écoutant Benjamin Biolay dans le métro…

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Muriel

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Des plantes à la maison

Je ne pensais pas avoir la main verte. Ok si vous suivez ce blog depuis pas mal d’années, vous savez que j’ai un balcon-terrasse sur lequel je fais pousser des plantes aromatiques, des tomates et des salades que les enfants se sont amusés à récolter au fil du temps. Je fais aussi pousser des fleurs dans des jardinières. J’ai réussi aussi à faire refleurir plusieurs fois des orchidées… Pourtant je ne me considère pas comme ayant la main verte.

Il y a 2-3 ans, j’ai acheté une plante d’intérieur à Ikea. Une de celles que l’on voit partout, rien d’original ! Avec le temps et l’expérience, j’ai simplement appris à lire les étiquettes et à chercher des infos synthétiques sur le web. Du coup, sans être me prendre la tête, je l’ai arrosée à intervalles réguliers, je l’ai observée, j’ai coupé les feuilles mortes, je lui ai même parlé. Elle a grandi au point que j’ai dû la rempoter 2 fois. Du coup, cela m’a encouragée pour me lancer dans l’entretien d’un terrarium, puis de 2 (si ,si y’a des choses à faire je vous assure !).

Effet mouton de la blogosphère oblige, j’ai aussi voulu un pilea, puis 2. Maintenant je fais des boutures. Des mini cactus ont fait leur entrée. L’ambiance dans le salon est différente, paisible. Les enfants rigolent en me voyant jouer à « Silence çà pousse » et me regardent d’un air affligé quand je parle à mes plantes. Pourtant Boy n’a pas cillé et a accepté sans broncher quand je lui ai demandé de m’accompagner un dimanche matin à 8h du côté de la Gare de l’Est pour une vente de plantes d’intérieur à petits prix, ce que son père a refusé !

Le collectif Plantes pour Tous organise des ventes éphémères de plantes à 2, 5 ou 10€ (quelques grosses plantes à 20€). Donc j’ai attendu 1h dans le froid au début du mois de novembre pour acheter 6 plantes pour moins de 50€ ! En sachant que j’habite en banlieue parisienne en plus… La folie « urban juggle » bobo s’est emparée de moi et bien sûr, j’ai fait l’acquisition entre autres d’un plus gros cactus, d’un monstera, d’un bananier ! Pour couronner le tout, je me suis plongée dans les bouquins de déco avec des plantes, en mode extrême puisque j’ai acheté un livre en japonais juste pour ses belles photos à la librairie Junku (pas loin d’Opéra).

Et pour tout vous dire, ce n’est pas fini car une nouvelle vente aura lieu le week-end du 16-17 décembre et j’ai bien l’intention de me faire plaisir à nouveau. J’en profiterai pour vous parler du Lagom, l’art de vivre à la suédoise : la nouvelle mode venu des pays nordique après le Hygge des Danois l’hiver dernier.

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Muriel

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