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Bloguer c’est…

La  semaine dernière, je ne sais par quel hasard ou manque de mémoire, j’ai acheté un jeu et un livre que nous avions déjà à la maison. Et pour la 12654è fois au moins, j’ai dit aux enfants que nous devrions absolument classer et ranger les livres de la bibliothèque familiale.

Et je suis tombée sur la 1ère page d’un petit bouquin écrit par Lisa Balavoine (qui sera en 2018 un des auteurs à suivre). C’est un extrait de Ma mère est une blogueuse. En le relisant, j’ai pensé à plusieurs conversations avec des copines blogueuses… Le fameux « c’était mieux avant » peut-être, mais c’est aussi parce que bloguer avait un sens : celui-là ! Comme une grosse piqûre de rappel qui m’a fait du bien. En regardant mes 12 ans d’archives, certains de mes posts se résumaient à un mot, une phrase, une photo. Aujourd’hui, je me sens obligée d’écrire au moins 300 mots, me prendre la tête avec les fameuses règles SEO et finalement, je n’écris pas. Je dois bien admettre qu’au fil du temps, je me suis censurée, histoire de rester dans les clous. D’être un truc un peu lisse, informe, moi sans être tout à fait moi.

Quand je parle de mon activité de blogueuse, je dis souvent que c’est une autre partie de ma vie, ma respiration. J’éprouve le besoin actuellement de ne plus cloisonner ma personnalité en fonction de mes différents rôles. Est-ce parce que je vieillis? Que mes enfants sont grands ? Que je me fous dorénavant de tout ou du moins de l’opinion des gens qui ne m’intéressent pas ? J’ai juste envie d’être moi, avec mes qualités et mes défauts, tout le temps. Assumer mon côté masculin, ma voix grave, rire aux éclats aux sous-entendus, tout en étant très lisse vue de l’extérieur. Assumer mon côté féminin en m’offrant une manucure hebdomadaire, accepter ma sensualité en dansant le tango, en portant des robes et des jupes en hiver…

Je ris, je m’esclaffe plusieurs fois par jour. Rien n’est grave, tant qu’on a la santé. Rien ne me comble plus que d’être dans le salon au milieu de mes 4 enfants et les regarder. Partager encore un peu de moi, me remplir d’eux m’apporte du réconfort, réchauffe mon coeur de mère. Regarder mon visage dans le miroir matin et soir, choisir mes soins, mes crèmes. Aimer mes vergetures, mes cicatrices, mes seins refaits, mes grains de beauté… Ne plus avoir honte de mes mains aux ongles longtemps rongés. Savoir qu’elles ont donné du réconfort, qu’elles ont massé, qu’elles ont porté, fait mal aussi. C’est fou tout ce que j’ai fait avec mes mains : accueillir la vie jusqu’à laver des morts…

Avec le blog, c’est tout çà que j’ai raconté depuis 12 ans, c’est que que je suis. Il m’a permis de prendre conscience que j’avais besoin de m’ouvrir aux autres car sinon j’allais passer à côté de beaucoup de choses. C’est à la fois soi et les autres. De la confiance, de l’échange, des rencontres, finalement tellement de joie !

Donc si toi aussi, tu ne sais pas très bien pourquoi tu blogues. Et plus encore si tu l’as fait en te disant que cela allait te rapporter des cadeaux, dis-toi que pour recevoir il faut commencer par donner. Et comme on ne peut donner que ce que l’on a, quand on n’a rien, on donne un peu de soi…

 

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Muriel

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Je ne suis pas une boîte à like…

En regardant un peu mon compte Instagram dernièrement, j’ai réalisé que je suis une « voyeuse ». Pas au sens habituel du terme, je ne navigue pas en sous-marin, ni ne joue les trolls mais j’aime les comptes qui me font voir : des paysages, des intérieurs, des produits. Ce que j’aime c’est regarder, qu’on me prenne par la main et qu’on m’emmène. Un peu comme Wendy avec Peter Pan. C’est comme cela que j’ai toujours envisagé et utilisé les réseaux sociaux : une ouverture au monde, un moyen de s’enrichir intellectuellement, d’aller virtuellement dans des endroits… C’est pourquoi j’ai du mal avec les comptent IG des gens qui vivent des vies « extra ordinaires », vont dans des endroits de rêve, font des trucs de dingues et ne nous montrent quasiment rien, à part eux.

Mon Instagram, ce n’est pas moi Muriel qui porte un jean h&m, une chemise Ralph Lauren, un gilet Agnès b et qui prend le thé au Plaza Athénée, c’est moi Muriel, voyez ce que je vois, partagez ce moment avec moi. Je crois ou j’espère agir comme un livre ou un magazine, être les yeux de ceux qui me font le plaisir de me suivre, de regarder mes photos. Le monde est tellement beau, la vie est si belle que je n’ai pas besoin d’être sur toutes les photos. Parfois je montre ma trombine hein.

Il ne s’agit pas de critiquer ceux qui font un choix différent, juste d’expliquer mon point de vue. Mon compte IG n’est pas ma vitrine, je ne suis pas un produit. Pourtant un des aspects de ma vie est d’être blogueuse donc finalement je me vends quand même un peu, ou plutôt je vends ou je donne à voir un peu mon style de vie.

Avec le temps, ça me gène ces mises en scène de soi car dans les moments de crise, les mêmes qui passent leur temps à se valoriser, à faire croire qu’ils mènent une vie de rêve en permanence avec leurs photos bien choisies, calibrées, retouchées, hurlent ou crachent à la figure de leurs followers en les invectivant, en refusant d’être jugé, rangé dans une case. Ils oublient que ce sont des personnes qui les suivent et pas juste des « doigts à like ».

Ils ne réalisent que tardivement qu’ils sont prisonniers d’une image, celle qu’ils ont fabriqué eux-même car ils vendent quelque chose : leur image et que les gens les réduisent à ça. Il y a quelques semaines, une influenceuse que je suis se lamentait de ne pas comprendre pourquoi elle avait plus de 15000 vues sur ses stories et à peine 3000 likes sur ses photos. Je lui ai répondu que je ne like pas automatiquement les photos car je ne les aime pas toutes. En gros : tes followers ont un cerveau et ne sont pas que des moutons juste là pour te dire toute la journée que t’es belle ! Et j’ai ajouté quelques lignes sur les marques, les contrats, le taux d’engagement tout çà tout çà. En gros, on est juste là pour liker ses photos et elle derrière, çà lui permet de se vendre et de vendre sa communauté comme des clients potentiels… On « doit t’aimer » mais ce que tu aimes, c’est l’argent qu’on te fait gagner : ok ! Pour celles/ceux qui ne le savaient pas, maintenant vous savez.

Mes photos sur IG ne sont pas ma vie, juste des instantanés. Du coup, il est comme moi désordonné, pas harmonieux, avec des photos râtées, mal cadrées, pas retouchées, parfois sans objet particulier, en noir et blanc ou en couleur. Je suis la « connasse » ou l’idiote qui est restée aux fondamentaux et ça me va comme ça.

En clair, je pourrais paraphraser Patrick Mc Goohan le héros de la série Le Prisonnier qui disait :  Je ne suis pas un numéro, JE SUIS UN HOMME LIBRE !

Je ne suis pas une boîte à like, je suis une femme libre !!! 😉

L’article de Madame Figaro sur les Influenceurs et les marques de luxe : ICI

 

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Muriel

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Kit média de la blogueuse

Depuis quelques mois, on assiste à une recrudescence d’articles plus ou moins bien rédigés sur les travers de la blogosphère, les petites jalousies, mesquineries, les achats de faux likes et de followers… Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas emprunter ce chemin là ! Je ne suis pas du genre à lorgner sur la gamelle de mon voisin, bien trop occupée à scruter ce qu’il y a dans la mienne et surtout je n’ai jamais été convaincue de l’intérêt de ce que je raconte depuis le début, même si je vous remercie encore une fois d’être là.

Je fais partie des chanceuses qui reçoivent régulièrement des sollicitations et j’en suis toujours surprise. En toute honnêteté, il m’arrive parfois de solliciter des marques dont les produits me plaisent et que j’aimerai vous offrir. Je n’ai essuyé qu’un seul refus à ce jour.

La professionnalisation des blogs demande aussi un minimum d’éthique de la part des blogueurs. Si l’on critique l’attitude des marques et de certaines agences de RP, il faut savoir balayer devant sa porte. Du coup, j’ai fait faire il y a quelques années mes 1ères cartes de visite de blogueuse puis à la fin de l’été dernier, j’ai demandé à Minette, mon assistante technique, d’élaborer mon kit média. Qu’est ce donc ? En quelque sorte le CV du blog et de son auteur. Il en reprend les éléments principaux et surtout mentionne les fameuses statistiques qui font trembler dans les chaumières !!! Du coup, je l’envoie à chaque fois qu’on me le demande et même quand on ne me le demande pas.

Les blogueurs pro y mettent le tarif de leurs prestations. Pour l’instant, ce n’est pas mon cas (euh je ne vaux pas grand chose, hein) mais il a le mérite d’exister. Depuis mes débuts, j’ai un pied dedans un pied dehors. Pas tout à fait blogueuse, pas tout à fait influenceuse (mouaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!). Je crois tout simplement, même si je raconte ma vie sur les internets, que l’essentiel de ma vie se passe hors internet. J’ai eu des hauts, j’ai eu des bas, des périodes où j’écrivais beaucoup, d’autres où j’ai peu ou pas du tout écrit. Je ne me sens aucune obligation, ce n’est pas un boulot.

Mon plaisir de lire et de découvrir les autres reste mon moteur essentiel. J’ai même l’impression d’être de la vieille école maintenant en faisant la mise à jour ma blogroll, en mettant systématiquement en lien les sites ou les blogs qui me plaisent. J’ai presque honte de redécouvrir des vieilles copines que j’ai lu tous les jours pendant des années, dont les écrits m’ont touchée.

Plus que l’argent, les cadeaux, les invitations, les partenariats ou les billets sponso, ce que je retiens de la blogosphère ce sont les rencontres virtuelles et réelles. Même caché derrière son écran, finalement il n’y a que l’humanité de chacun qui compte alors soyons fair play ! La sélection entre les pros, les pas pros et les autres se fera naturellement. Et nous y gagnerons tous !

Je vous recommande le post d’Emma sur le sujet, le plus complet et le mieux écrit à ce jour (j’ai eu la chance de la rencontrer il y a 2-3 ans lors d’une opé Calor).

 

 

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Muriel

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Il y a 11 ans

Il y a 11 ans en 2005, j’écrivais les 1ères lignes de ce blog. La mode des « web-logs » débutait à peine. Je l’ai tout de suite envisagé comme un journal de famille. J’étais infirmière de nuit en cancérologie, mes 4 enfants avaient 11, 8, 5 et 2 ans. Je cumulais des fonctions de présidente et de secrétaire dans 2 associations, je préparais un DU. J’étais mariée depuis 13 ans. Les enfants multipliaient les activités, moi aussi. Mon truc, c’était çà : raconter mes journées, les hauts, les bas d’une mère de famille nombreuse qui travaille. Je voulais aussi offrir un autre portrait de la femme noire, sans prétention où ma couleur de peau ne serait pas l’élément principal définissant ma personnalité. Pas une grande ambition, juste la vie.

Depuis 11 ans, ce blog est ma respiration, ma 2è vie. J’y parle beaucoup moins maintenant des enfants car ils ont une vie qui s’écrit de plus en plus en dehors de la mienne. Je n’ai pas envie qu’ils se sentent utilisés, instrumentalisés pour faire de « l’audience ». Ils sont cependant depuis toujours mes plus fidèles lecteurs et supporters : çà n’a pas de prix !

Le blog, c’est mon truc et le leur. Je me fais toujours réprimander quand je n’écris pas assez. Grâce au blog, je suis restée une maman dans le coup !!! Je suis au courant avant eux des dernières tendances et çà c’est cool. Ils ont maintenant 22, 19, 16 et 13 ans, me demandent mon avis en matière de mode, sur telle ou telle marque. Je leur fais découvrir des endroits branchés. Ma plus grande fierté ? Qu’ils veuillent encore sortir et partir en vacances avec moi parce que je « sais tout ». Qu’ils me demandent mon avis en matière de shopping ou qu’ils me piquent mes affaires (mon fils a longtemps emprunté mon trench !!!). Qu’ils parlent encore de mon blog à leurs amis.

J’ai eu le plaisir de découvrir et de lire des blogueuses mode, beauté, des geeks, etc. J’ai assisté à la naissance, à l’éclosion, au succès de certaines. Dans une moindre mesure, je peux témoigner de l’évolution des blogs, de l’arrivée des marques, de la professionnalisation, de cette nouvelle économie. Je suis une espèce d’ancêtre…

De mon côté, je n’ai pas beaucoup changé. Essentiellement parce que mon métier, malgré ses difficultés, me satisfaisait et surtout, je ne pense pas avoir de talent particulier pour l’écriture (et je n’ai pas assez la grosse tête pour payer quelqu’un qui écrirait à ma place !). Je suis restée en mode artisanal, il en faut aussi. Je suis toujours surprise qu’on s’intéresse à mon blog, que l’on m’invite, que l’on me gâte… Je suis restée une enfant avec les yeux grands ouverts qui s’émerveille. J’ai de chouettes copines blogueuses, que je retrouve avec plaisir, sans prise de tête ! Je ne passe pas mon temps à regarder ce que les autres ont ou n’ont pas. Je ne mendie pas, je ne me brade pas. Si bloguer m’a aidée à savoir qui je suis, il ne me fait pas vivre. Je ne joue pas dans la même cour et çà me va très bien.

Je n’en reviens pas de tout ce que j’ai vécu et partagé avec vous depuis 11 ans. Je suis toujours émue quand je reçois un mot de remerciement, que je lis les commentaires de ceux qui sont là depuis le début. Mon mari ne comprend pas, ma mère est choquée que je m’expose comme çà. Mais en dehors de 2 épisodes malveillants, je ne reçois que des bonnes choses, de bonnes ondes, de la bienveillance et beaucoup d’affection.

Alors MERCI !!!

Muriel

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Conférences TED #1

Un dimanche à la maison…

Après un tour de lac en marche rapide, un passage au Franprix et à la boulangerie, un repas en famille réduite, une sieste sur le canapé, notre gâteau du dimanche fait maison, je vais passer la soirée à discuter avec les enfants entre devoirs, livres à lire, commentaires sur l’actualité, zapping foot et conférences TED.

Je vous propose de regarder celles-ci cette semaine sur ce qui nous garde heureux et en bonne santé et sur l’éducation des enfants…

 

Muriel

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