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Histoire de mains

Vous vous souvenez des 1ères empreintes de mains et/ou de pieds de vos enfants ?

Miss A a 14 ans, elle a de jolies mains. Ce que j’aime c’est qu’elles ont encore ce côté enfantin, un peu « dodues ». Des mains pleines d’histoires, de jeux d’enfants, 14 ans à sucer son pouce. Des mains qui manipulent smartphone à la vitesse de l’éclair. Des mains qu’elle prend encore plaisir à glisser dans les miennes.

D’un autre côté, je crois que je fais une fixation sur les mains… C’est ce que je regarde chez tout le monde, homme ou femme. Les mains me touchent, m’émeuvent, peuvent faire du mal et du bien. J’ai eu tellement honte de mes mains et pendant si longtemps !

Je me souviens d’une photo que j’ai prise il y a 7 ans : les mains de nos meilleurs amis, lui cherchant à lui attraper la main puis eux discutant avec leurs mains. Il y a quelques mois je suis tombée en extase devant la photo de la main d’un artiste tenant un pinceau dans une expo au Petit Palais.

Peut-être que cela deviendra un petit projet personnel…

 

Muriel

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Bloguer c’est…

La  semaine dernière, je ne sais par quel hasard ou manque de mémoire, j’ai acheté un jeu et un livre que nous avions déjà à la maison. Et pour la 12654è fois au moins, j’ai dit aux enfants que nous devrions absolument classer et ranger les livres de la bibliothèque familiale.

Et je suis tombée sur la 1ère page d’un petit bouquin écrit par Lisa Balavoine (qui sera en 2018 un des auteurs à suivre). C’est un extrait de Ma mère est une blogueuse. En le relisant, j’ai pensé à plusieurs conversations avec des copines blogueuses… Le fameux « c’était mieux avant » peut-être, mais c’est aussi parce que bloguer avait un sens : celui-là ! Comme une grosse piqûre de rappel qui m’a fait du bien. En regardant mes 12 ans d’archives, certains de mes posts se résumaient à un mot, une phrase, une photo. Aujourd’hui, je me sens obligée d’écrire au moins 300 mots, me prendre la tête avec les fameuses règles SEO et finalement, je n’écris pas. Je dois bien admettre qu’au fil du temps, je me suis censurée, histoire de rester dans les clous. D’être un truc un peu lisse, informe, moi sans être tout à fait moi.

Quand je parle de mon activité de blogueuse, je dis souvent que c’est une autre partie de ma vie, ma respiration. J’éprouve le besoin actuellement de ne plus cloisonner ma personnalité en fonction de mes différents rôles. Est-ce parce que je vieillis? Que mes enfants sont grands ? Que je me fous dorénavant de tout ou du moins de l’opinion des gens qui ne m’intéressent pas ? J’ai juste envie d’être moi, avec mes qualités et mes défauts, tout le temps. Assumer mon côté masculin, ma voix grave, rire aux éclats aux sous-entendus, tout en étant très lisse vue de l’extérieur. Assumer mon côté féminin en m’offrant une manucure hebdomadaire, accepter ma sensualité en dansant le tango, en portant des robes et des jupes en hiver…

Je ris, je m’esclaffe plusieurs fois par jour. Rien n’est grave, tant qu’on a la santé. Rien ne me comble plus que d’être dans le salon au milieu de mes 4 enfants et les regarder. Partager encore un peu de moi, me remplir d’eux m’apporte du réconfort, réchauffe mon coeur de mère. Regarder mon visage dans le miroir matin et soir, choisir mes soins, mes crèmes. Aimer mes vergetures, mes cicatrices, mes seins refaits, mes grains de beauté… Ne plus avoir honte de mes mains aux ongles longtemps rongés. Savoir qu’elles ont donné du réconfort, qu’elles ont massé, qu’elles ont porté, fait mal aussi. C’est fou tout ce que j’ai fait avec mes mains : accueillir la vie jusqu’à laver des morts…

Avec le blog, c’est tout çà que j’ai raconté depuis 12 ans, c’est que que je suis. Il m’a permis de prendre conscience que j’avais besoin de m’ouvrir aux autres car sinon j’allais passer à côté de beaucoup de choses. C’est à la fois soi et les autres. De la confiance, de l’échange, des rencontres, finalement tellement de joie !

Donc si toi aussi, tu ne sais pas très bien pourquoi tu blogues. Et plus encore si tu l’as fait en te disant que cela allait te rapporter des cadeaux, dis-toi que pour recevoir il faut commencer par donner. Et comme on ne peut donner que ce que l’on a, quand on n’a rien, on donne un peu de soi…

 

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Muriel

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Ace hotel Shoreditch

En 2017, je suis allée à Londres en Février et en Juillet. Comme vous le savez, j’ai de multiples listes où je note à la fois mes bonnes adresses mais aussi tout ce que je relève sur les autres blogs ou Instagram en me promettant d’essayer. Sur une de ces fameuses listes, il y avait le Ace Hotel situé à l’Est de Londres, dans le quartier animé de Shoreditch. Un 4 étoiles moderne et cool, parfaitement adapté aux quadras / quinquas citadins branchés un peu (beaucoup ?) bobos, à 2 pas de Brick Lane, de Spitafields market et de la City.

Un lobby clair, spacieux, confortable entre coffre shop et espace de coworking accueillant surtout des jeunes gens en journée, devenant bar lounge le soir avec des DJ sets. Ce qui donne un hôtel branché où toutes les générations se mélangent. Parfait pour une virée en couple, entre copines ou avec des ados. Je ne le recommande pas pour les familles avec de jeunes enfants.

J’ai tellement aimé le confort des 2 chambres que j’ai occupé que j’ai oublié de les prendre en photos (deluxe double et superior deluxe double double) ! Le bon plan est d’effectuer sa réservation sur Booking.com. Une déco simple à la fois industrielle et vintage. Bon, pas de produits de toilette offerts en dehors du gel douche et du shampooing. Des peignoirs bien agréables et une serviette spéciale pour le démaquillage. Une mention spéciale aussi pour le petit déjeuner et les cocktails servis par du personnel très sympa et francophone souvent.

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Muriel

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Je ne suis pas une boîte à like…

En regardant un peu mon compte Instagram dernièrement, j’ai réalisé que je suis une « voyeuse ». Pas au sens habituel du terme, je ne navigue pas en sous-marin, ni ne joue les trolls mais j’aime les comptes qui me font voir : des paysages, des intérieurs, des produits. Ce que j’aime c’est regarder, qu’on me prenne par la main et qu’on m’emmène. Un peu comme Wendy avec Peter Pan. C’est comme cela que j’ai toujours envisagé et utilisé les réseaux sociaux : une ouverture au monde, un moyen de s’enrichir intellectuellement, d’aller virtuellement dans des endroits… C’est pourquoi j’ai du mal avec les comptent IG des gens qui vivent des vies « extra ordinaires », vont dans des endroits de rêve, font des trucs de dingues et ne nous montrent quasiment rien, à part eux.

Mon Instagram, ce n’est pas moi Muriel qui porte un jean h&m, une chemise Ralph Lauren, un gilet Agnès b et qui prend le thé au Plaza Athénée, c’est moi Muriel, voyez ce que je vois, partagez ce moment avec moi. Je crois ou j’espère agir comme un livre ou un magazine, être les yeux de ceux qui me font le plaisir de me suivre, de regarder mes photos. Le monde est tellement beau, la vie est si belle que je n’ai pas besoin d’être sur toutes les photos. Parfois je montre ma trombine hein.

Il ne s’agit pas de critiquer ceux qui font un choix différent, juste d’expliquer mon point de vue. Mon compte IG n’est pas ma vitrine, je ne suis pas un produit. Pourtant un des aspects de ma vie est d’être blogueuse donc finalement je me vends quand même un peu, ou plutôt je vends ou je donne à voir un peu mon style de vie.

Avec le temps, ça me gène ces mises en scène de soi car dans les moments de crise, les mêmes qui passent leur temps à se valoriser, à faire croire qu’ils mènent une vie de rêve en permanence avec leurs photos bien choisies, calibrées, retouchées, hurlent ou crachent à la figure de leurs followers en les invectivant, en refusant d’être jugé, rangé dans une case. Ils oublient que ce sont des personnes qui les suivent et pas juste des « doigts à like ».

Ils ne réalisent que tardivement qu’ils sont prisonniers d’une image, celle qu’ils ont fabriqué eux-même car ils vendent quelque chose : leur image et que les gens les réduisent à ça. Il y a quelques semaines, une influenceuse que je suis se lamentait de ne pas comprendre pourquoi elle avait plus de 15000 vues sur ses stories et à peine 3000 likes sur ses photos. Je lui ai répondu que je ne like pas automatiquement les photos car je ne les aime pas toutes. En gros : tes followers ont un cerveau et ne sont pas que des moutons juste là pour te dire toute la journée que t’es belle ! Et j’ai ajouté quelques lignes sur les marques, les contrats, le taux d’engagement tout çà tout çà. En gros, on est juste là pour liker ses photos et elle derrière, çà lui permet de se vendre et de vendre sa communauté comme des clients potentiels… On « doit t’aimer » mais ce que tu aimes, c’est l’argent qu’on te fait gagner : ok ! Pour celles/ceux qui ne le savaient pas, maintenant vous savez.

Mes photos sur IG ne sont pas ma vie, juste des instantanés. Du coup, il est comme moi désordonné, pas harmonieux, avec des photos râtées, mal cadrées, pas retouchées, parfois sans objet particulier, en noir et blanc ou en couleur. Je suis la « connasse » ou l’idiote qui est restée aux fondamentaux et ça me va comme ça.

En clair, je pourrais paraphraser Patrick Mc Goohan le héros de la série Le Prisonnier qui disait :  Je ne suis pas un numéro, JE SUIS UN HOMME LIBRE !

Je ne suis pas une boîte à like, je suis une femme libre !!! 😉

L’article de Madame Figaro sur les Influenceurs et les marques de luxe : ICI

 

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Muriel

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Mes résolutions de rentrée

A partir de quand devient-on un vieux couple ?

Honnêtement, je n’en sais rien ! Réponse bateau : c’est dans la tête… Mais 25 ans de mariage, ça commence à faire un paquet d’années ! Ce n’est pas toujours facile de garder le cap, de faire des choses à 2 quand on a une famille nombreuse, que les enfants occupent beaucoup de place, voire l’essentiel. Parmi mes craintes, il y a celle de ne vivre que pour et par les enfants, d’oublier que c’est notre histoire, notre couple qui leur a donné naissance et que cette histoire se poursuivra quand ils auront quitté le cocon familial.

Alors depuis toujours, je lutte contre la tendance pantouflarde de Petit mari. De temps en temps, je baisse les bras, je me laisse emporter par le tourbillon de la vie et du travail, je me noie dans la routine.

Il y a quelques années, j’ai décidé d’être contre les résolutions. Certainement parce que je ne les tenais jamais ! Et il y a eu cette chronique de 5mn cet été de Christophe André sur le sujet et je me suis dit : pourquoi pas ? Dans le fond, il a peut être raison, les résolutions c’est utile pour progresser.

 

Alors j’ai convaincu Petit mari au mois d’août de faire du sport ensemble une fois par semaine. Rien d’extraordinaire : nous habitons au bord d’un lac donc faire un tour du lac, de préférence le samedi matin entre 9h et 11h. En gros, cela représente 40-45mn de marche rapide et 4,5km à parcourir… Parfait pour se remettre en forme en douceur, observer la nature, respirer, se vider la tête des soucis de la semaine ! En plus, comme j’ai repris le running pour préparer La Parisienne, c’était pour moi une séance de plus dans mon planning hebdomadaire.

2 mois plus tard, une de mes amies m’a proposé une initiation au tango. Au début de notre mariage, nous avions pris des cours de danse de salon, l’occasion de se remémorer quelques souvenirs. Le cours est à 20h le mercredi soir et dure 1h30. Pas stressant en cas de réunion qui dure plus longtemps que prévu et retour à la maison aux alentours de 22h pour un prix raisonnable. Donc nous voila occupés à penser à notre posture, à suivre le rythme de la musique, à respirer et à rire.

La surprise,  c’est Grande fille qui marche de temps en temps avec nous le samedi et Boy qui lui aussi a envie d’apprendre le tango  (il suit des cours de salsa le jeudi à la fac) !!! Prendre des résolutions pour soi et proposer sans forcer : c’est oui ou c’est non, sans avoir à se justifier. Quand Petit mari n’a pas envie, je ne le force pas, je ne fais pas la tête, je ne le prends pas mal. Il a le droit de ne pas avoir envie, d’être fatigué… Je me prépare et j’y vais seule parce que c’est important pour moi. C’est peut-être dur mais s’il est mon « partenaire privilégié », il ne me fait pas l’aumône de sa présence. Cela doit être une envie, un désir entre nous, pas une obligation. Et je crois que les enfants ont perçu ces notions de plaisir et de partage dans le respect de chacun.

 

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Muriel

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