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Dîner de copines

Ma carrière de parent d’élève a commencé en 1996 quand Grande fille est entrée en maternelle à l’âge de 2 ans 1/2. Il y a donc presque 20 ans qui se sont écoulés depuis.

J’ai fait partie de ces parents à la sortie d’école : la maman d’abord seule dans un coin, celle qui dit bonjour à la voisine, celle qui discute avec les autres parents élus de l’association de parents d’élèves et enfin, celle qui a son clan, son groupe, un genre de caïd de la cour de récré car devenue présidente…

Evidemment, il y avait les regards méprisants de certains parents qui se croyaient au-dessus de cette bande de commères : ils ne savent pas les pauvres que c’est grâce à nous que leur enfant a fait pas mal de sorties, qu’on vérifiait les comptes de la coopérative scolaire, qu’on a fait baisser le tarif des pochettes photo, qu’on participait à l’organisation de la fête de fin d’année, qu’on a obtenu la réfection des toilettes de la cour et divers autres travaux… Non, ils pensaient que nous faisions juste le siège du bureau du directeur pour obtenir que notre enfant soit avec tel ou telle instit ! Hors en 20 ans, je n’ai jamais fait ce genre de demande (j’aurai dû vu le niveau de Miss A à la sortie du primaire).

Il y avait aussi les mamans timides, trop timides pour venir nous voir mais qui ont eu l’occasion de nous connaître en venant à un de nos fameux « cafés des parents » du samedi matin ou en participant à la « semaine des parents ».

Les enfants ont grandi, nous avons échangé nos tuyaux pour les inscriptions au collège public ou privé, les options intéressantes à prendre. Nous nous sommes moins vues mais le lien était là. Le plaisir de se croiser, de discuter, de partager des nouvelles des enfants. Certaines ont vécu le deuil de leur conjoint, d’autres se sont séparées, les copines sont restées. J’en connais certaines depuis plus de 15 ans ! Ces périodes de soutien ont été l’occasion de faire renaître nos cafés du samedi au bar du coin, non plus à la cantine de l’école. Puis nous avons évoqué l’idée d’un repas et commencé nos dîners mensuels à 3, 4, 5, puis 6, 8… Chacune faisant la pub de nos dîners en rencontrant des « anciennes ». Car pour certaines d’entre nous, le passage des enfants au collège a de nouveau été marqué par un isolement et se retrouver un soir en semaine entre 20h et minuit entre femmes c’est une révolution personnelle, familiale, même de couple !!! On discute, on se moque de celles qui sont en retard (toujours les mêmes), de celles qui hésitent devant le menu et regrettent toujours leur choix en regardant l’assiette des autres (toujours les mêmes), de celles qui reçoivent systématiquement 36 sms de leur mari et/ou de leurs enfants, de celles qui partent les 1ères… Nous avons entre 45 et 58 ans, de 2 à 4 enfants, un boulot ou non, un mari ou non, des religions différentes. Nous choisissons un restaurant où l’on peut manger pour 12-15€ et nous parlons absolument de tout.

Bref, à celles qui n’osent pas parler à la sortie d’école, à celles qui pensent qu’elles valent mieux que toutes ces pipelettes, à celles qui pensent que les associations de parents d’élèves sont inutiles, vous vous privez de bons moments et surtout de très bon(ne)s ami(e)s.

 

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Muriel

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Pop in Porto 1ère partie

Il faut que je vous raconte mon Pop in the city à Porto en septembre dernier !

Oui honte sur moi, j’ai des dizaines de posts enregistrés en brouillon sur mon ordi que je n’arrive pas à reprendre, finaliser et mettre en ligne. J’aligne jusqu’à 14 jours de travail sans un seul jours de repos et pourtant çà va. Oh çà ne va pas tout seul, ni de soi mais çà va parce que j’ai des projets qui me tiennent à coeur, des journées ou des soirées que je bloque envers et contre tout, surtout contre tous. Le bon plan, c’est de planifier un voyage : les gens n’osent pas vous mettre dans la m…. en annulant à la dernière minute (sauf Air France !) quoi que….

Petit mari et moi avions passé un week-end à Lisbonne en 2002. Grande fille y est allée en colo pendant 3 semaines en 2009 et Boy en 2011. Nous en gardons tous de très bons souvenirs.

Alors mi-septembre, je suis partie 4 jours à Porto avec ma copine Sharon dont je vous ai déjà parlé sur ce blog car c’est la créatrice de Scientibox. Elle nous avait inscrites à ce Pékin Express version uniquement féminine d’un genre nouveau. C’était l’occasion pour nous 2 de relever différents défis et faire connaître aussi Never too Geek la société de Sharon. La course étant prévue le samedi, nous avons pris l’avion le jeudi, histoire de déconnecter un peu de nos vies de femmes actives débordées… Sauf que Sharon avait un rdv d’affaires juste 2h avant le vol et un dossier à boucler ensuite. On repassera donc pour la déconnexion totale !

1er défi pour moi et pas des moindres : faire tenir mes indispensables pour 4 jours dans une valise cabine ! Je n’y croyais pas moi-même mais j’ai réussi. Bien entendu comme toute blogueuse qui se respecte, j’étais sur-équipée mais sans mes multiples appareils et chargeurs, je me sens nue !

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Nous nous sommes débrouillées comme des chefs pour acheter nos cartes de transport valables 3 jours et trouver notre chemin dans le métro puis pour arriver à l’hôtel. Oui quand tu fais Pop in the city, il faut savoir lire une carte et avoir un bon sens de l’orientation çà aide !!!

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Porto, c’est d’abord les ruelles, le Douro et les caves… C’est aussi le charme, la douceur de vivre, la mer et cette lumière si particulière. Nous avons bien bu, trop mangé, passé une journée à découvrir la ville en tuk-tuk électrique, comme 2 adolescentes en vadrouille. Une excellent destination pour une escapade en amoureux ou entre copines.

Nous logions à l’hôtel Mercure Porto Centro, juste au-dessus de la gare Sao Bento, ce qui a simplifié nos déplacements au maximum.

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Muriel

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Semaine 37 challenge photo #365virginieb

Une très belle semaine, riche en émotions, pleine de nouveautés et de rencontres.

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  • 251/365 J’ai pris un peu plus de 5kg au cours des 12 derniers mois mais je ne sais pas où je les ai mis 😉 (un peu de ventre, un peu de cuisses, un peu de fesses, un peu de bras…). Donc après le cours de yoga, je m’achète un bento à emporter !
  • 252/365 Il n’y a pas que ma silhouette que je dois alléger : mon sac à main ou de voyage aussi ! J’ai profité d’une super promo au supermarché et Boy sera content de récupérer un ordi
  • 253/365 Présentation de presse de Noël : gros coup de coeur pour les bougies parfumées By Anne P
  • 254/365 Un peu plus d’un an que je n’avais pris l’avion. Toujours cette angoisse au décollage et pendant les 15 premières minutes de vol mais quel plaisir de partir entre copines à Porto !
  • 255/365 Petit déjeuner dans une boulangerie traditionnelle
  • 256/365 Départ du raid urbain féminin Pop in the city à Gaïa
  • 257/365 Nous avons la surprise de voler sur Air France et non Transavia au retour…

 

Muriel

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Pop in the city…

Pop in the city est le 1er raid urbain 100% féminin, se déroulant dans une ville européenne.

logo Pop in the city

Quand ma copine Sharon a lancé une question sur son statut Facebook, je ne sais pas pourquoi j’ai répondu « moi ». A l’époque j’envisageais ma réinscription à La Parisienne… En lisant le descriptif, j’ai eu envie moi aussi de me lancer un nouveau défi et de participer à un truc qui ressemblerait à Pékin Express avec les caméras et les conditions extrêmes en moins. Bref, j’ai eu envie de faire un truc pour moi mais en bonne compagnie (c’est plus facile avec une fille qui porte le sourire en bandoulière et fourmille d’idées).

Le principe est simple : 500 femmes, par équipe de 2, 4 villes européennes à forte personnalité, réaliser un maximum des 25 challenges ludiques, physiques et sensationnels proposés. Classés en cinq catégories (art, sport, extrême, culture et solidarité), ces challenges originaux sont conçus pour forcer les participantes à se dépasser et user d’ingéniosité. Aviron sur le fleuve avec l’équipe locale, descente en rappel d’une tour médiévale de 60 mètres, dégustation de têtes de porc ou rénovation d’un foyer de filles-mères sont quelques exemples éloquents des éditions passées. Pas besoin d’être sportive, le but est de découvrir une ville en s’amusant. Bon pour les fanas (ou fadas), il y a un classement quand même. Cerise sur le gâteau une fois la compétition terminée, une méga fête réunit les participantes jusqu’au bout de la nuit !!!

 

Pop In the City – Utrecht – L’Intégrale from Pop In the City on Vimeo.

Je vois vos yeux qui pétillent… Donc cette année, je passe mon tour pour La Parisienne qui a lieu malheureusement le week-end où je serai à Porto. J’envisage toutefois de m’inscrire à une petite course à pied (5 ou 10 km) en octobre ou novembre mais je ne manquerai pas de vous raconter mon week-end sportif entre filles au Portugal !

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Les inscriptions sont actuellement ouvertes pour la prochaine session qui aura lieu à Nice le 11 octobre. Pour + d’infos et vous inscrire, cliquez sur l’image ci-dessous.

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Course + Soirée = 195 euros
Course seulement = 165 euros
Pour qui : Femmes sportives ou non, 18+
Durée : 9h à 17h

Muriel

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Parfois, c’est douloureux d’être soi…

Je cours, je cours, je cours… comme le lapin de Alice au pays des merveilles. Je zig, je zag entre toutes mes obligations d’infirmière, de mère et de blogueuse et au final tout le monde râle ! Être soi est à la fois une question de douleur et de survie.

Je reporte sans cesse les dîners entre copines parce que c’est la pire période de l’année, la pire année de ma vie de mère et que je n’ai pas envie de parler de :

– Grande fille qui va redoubler son année de médecine, à qui on ne peut rien dire sans que çà ne se termine en cris et en larmes, de ses démarches pour trouver un job d’été qui ne démarrent jamais, de sa vie de panier percé et qui veut me faire croire qu’un jour elle touchera à nouveau son violoncelle (je ne pensais que çà me manquerait autant de ne plus tendre cet instrument)

– Boy qui se plaint des cours de sciences physiques que sa prof a ajouté le samedi matin jusqu’à mi-juin pour peut être terminer le programme (apparemment elle fait le coup chaque année depuis 20 ans), du prof de philo absent depuis 2 mois et de sa remplaçante enfin arrivée cette semaine mais qui a demandé à déplacer son heure de cours sur une heure d’aide en maths qui ne peut pas être recasée ailleurs, et qui s’inquiète pour certains de ses potes…

– Minette passe juste les épreuves du Brevet, va bien mais qu’est ce qu’elle est flemmarde à la maison ! Comme Grande fille il y a quelques années, elle pense être dispensée de toutes les corvées familiales sous prétexte d’être absente du lundi au vendredi. Donc remplir le lave-vaisselle ou vider la poubelle sont des épreuves de force…

– Miss A est convoquée à la LH pour entretien et visite dans quelques jours et je culpabilise à mort secrètement… Je m’en veux de ne pas m’être assez occupée d’elle ses dernières années, de n’avoir pas fait le siège du bureau de la directrice d’école en exigeant certains enseignants et pas d’autres… J’ai constaté les dégâts d’une année sur l’autre, aujourd’hui je mesure le gouffre. Et je m’en veux de la mettre en internat dès la 6è juste pour essayer de combler ses lacunes et lui donner une vraie chance d’apprendre. Je me dis qu’elle a 10 ans et que depuis 4 ans, c’est elle qui a fait les frais de mes choix professionnels. Et elle prépare sa 1ère communion pour le mois prochain et je n’ai pas de remplaçante pour les 7 semaines à venir… Donc encore une fois, je risque de travailler et d’être absente ce jour-là !

– ma 1ère associée m’a fait un procès qu’elle a gagné et la 2è s’installe maintenant à 500m du cabinet… Et je me dis que ce sont des s……, qu’il n’y a pas de justice et que le libéral est un monde de requins où le but est juste de racketter ou de spolier les collègues qui bossent dur. Pourtant j’étais prévenue !!! Une de mes anciennes remplaçantes ne m’a pas crue, elle l’apprend aussi aujourd’hui à ses dépends.

Alors oui j’ai des amies qui voudraient me voir, discuter mais j’ai juste envie de respirer, doucement, profondément et profiter des quelques échappatoires qui me sont proposées. Mon boulot c’est déjà m’occuper des autres, faire de l’écoute active et je n’ai pas le courage de faire « la copine-infirmière » dispo pour 2-3h de complaintes… J’ai essayé il y a quelques semaines et la copine avec qui je déjeunais m’a reproché (gentiment certes) de ne pas être là, de ne pas parler, de ne pas être aussi bavarde et enthousiaste que je le suis habituellement. Alors je fuis…

J’ai cherché et trouvé des trucs qui m’aident à être là, à vivre l’instant présent, à gérer des choses très douloureuses. Je fais du yoga, un peu de méditation et je me suis lancée dans un travail de supervision avec une psychologue et une collègue. J’ai accepté beaucoup de choses en voulant être équitable, juste en allant contre ma nature, mes intérêts « pour faire plaisir », pour être la maman modèle, l’infirmière modèle, l’épouse modèle, la copine modèle…

Je courbe juste un peu l’échine et je me regarde le nombril ; je me recentre et je fais « plume de canard » (un exercice de sophrologie).

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Muriel

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