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Ma sélection du dimanche soir

Que retenir de cette semaine ?

Ce sont ces mains que je retiendrai. Toutes ces femmes unies dans le monde entier lors de la #womensmarch et plus particulièrement le discours d’Angela Davis…

 

Instagram Agentlewomen

Vous pouvez lire la transcription complète du discours ICI

La cause de ce mouvement de révolte féminin/féministe est l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Ce qui signifie que l’autre évènement à retenir est le départ de Barack Obama. Politiquement je ne sais pas s’il restera comme un grand président. Mais il marquera l’Histoire par sa personnalité, son style, son charisme, son don exceptionnel pour la communication… Et je crois que finalement, son passage à la tête de l’état américain est en fait le début d’une nouvelle ère dans l’histoire des Noirs.

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Cette semaine, j’ai eu la confirmation d’un nouveau départ pour moi aussi. Alors que je commençais à m’installer dans ma nouvelle peau de mère au foyer, que je jetais des idées, prenais un tas de petites notes dans mon bullet journal, que je commençais en mettre en forme une programme de formation et un séjour humanitaire en Inde, mon CV a atterri sur un bureau un peu par hasard et j’ai reçu une chouette proposition que j’ai accepté. C’est un poste administratif mais aussi de terrain, avec des horaires de bureau (plus de travail les week-ends ni les jours fériés) et surtout c’est dans le domaine associatif humanitaire !!! Alors j’ai fêté çà et je vous raconterai mes nouvelles aventures bientôt…

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Je vous propose cette semaine 3 conférences Ted sur la couleur de peau et être femme…

Muriel

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Ma sélection du dimanche soir

Muriel

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Barbie aux Arts décoratifs

 

Barbie-expo Arts décoratifs

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Présentation :

Au-delà d’être un jouet, Barbie est le reflet d’une culture et de son évolution depuis sa création en 1959. On l’a d’abord associée à l’American way of life avant d’incarner une dimension plus universelle, épousant les changements sociaux, politiques, culturels. Elle évolue dans le confort moderne tout en épousant de nouvelles causes, questionnant les stéréotypes, haïe pour ce qu’elle représenterait d’une femme idéalisée, et pourtant autonome et indépendante, adoptant toutes les ambitions de l’époque contemporaine.

C’est en regardant sa fille Barbara jouer avec des poupées de papier, que Ruth Handler, l’une des fondatrices de Mattel, se met à rêver d’une poupée de mode en trois dimensions, d’une poupée mannequin. Son âge reste volontairement flou afin de pouvoir incarner aussi bien une adolescente qu’une jeune femme. Elle est tout à la fois lycéenne, étudiante, nurse ou jeune hôtesse de l’air avant d’embrasser plus de 150 métiers, des plus classiques aux plus avant-gardistes. Barbie a été vétérinaire à plusieurs reprises, mais aussi paléontologue, et informaticienne, pilote de course, professeur, médecin, danseuse étoile, officier de police… et on l’oublie peut-être mais Barbie a été candidate à la présidence quatre fois, comme elle a été astronaute en 1965 alors que Neil Armstrong a attendu 1969. 

Ses silhouettes, ses coiffures, ses costumes, sont le fruit de quelques secrets de fabrication dont certains sont révélés pour l’occasion à travers maquettes ou témoignages de ceux qui font le succès de Barbie. Un succès qui tient à la capacité de la poupée à suivre l’évolution de son époque pour se renouveler tout en restant la même. Elle inspire aussi les artistes. Certains, comme Andy Warhol, en ont fait le portrait quand d’autres l’ont largement détourné.

Nombreux sont les créateurs qui ont croisé son chemin de passionnée de mode, pour laquelle chacun a déjà imaginé les tenues les plus extravagantes ou les plus élégantes. Quelques-unes de ses robes de collections sont ainsi signées par des couturiers, parmi lesquels Thierry Mugler, Christian Lacroix, Jean Paul Gaultier, Agnès B, Cacharel ou encore Christian Louboutin. 

Autant vous le dire tout de suite, je fais partie de cette génération de filles traumatisées parce que je n’ai jamais eu de Barbie ! La blonde maigrichonne à forte poitrine quand tu es une petite fille noire hum hum. En fait, ma mère la trouvait tout simplement laide et a préféré m’offrir de « vraies » magnifiques poupées (blondes aussi) qui coûtaient un bras à l’époque : les poupées Bella.

Inutile de vous dire que j’ai offert des Barbie à mes filles ! Mais c’était l’époque des Bratz et de Dora l’exploratrice donc je n’ai jamais vraiment pu assouvir mon fantasme…

Minette et moi sommes donc allées au musée des Arts décoratifs et pour la première fois, depuis quelques années que nous fréquentons ce musée, nous avons dû faire près de 45mn de queue avant de pouvoir rentrer. Si la première salle est frustrante à cause d’un éclairage médiocre, le reste du parcours est très riche et un vrai régal pour les yeux.

C’est une exposition qui offre 2 niveaux de lecture : un purement ludique qui éblouira les enfants (il y a même un espace jeu), l’autre à la fois historique et sociologique réjouira les adultes. Minette est tombée en arrêt devant le nombre de professions que Barbie a exercé. Elle a poussé aussi de hauts cris devant les séries, films et personnages célèbres. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé le parallèle entre les tenues de Barbie et l’histoire de la mode. J’ai été choquée aussi de découvrir que la première Barbie noire date de 1967-1968, même si elle n’était qu’une version « colorée » de l’originale, sans attributs noirs (bouche, nez, etc). Malgré ces défauts et des difficultés de commercialisation, je ne peux que déplorer une fois encore (comme dans les cosmétiques), qu’on ait dû attendre près de 50 ans pour en avoir en France… Heureusement j’ai pu acheter des poupons Corolle noirs à mes enfants !

Afin de regagner des parts de marché, Barbie fait enfin sa révolution : elle aura des silhouettes différentes afin de ressembler un peu plus à la multiplicité des femmes (plus petite, plus ronde…). Je ne sais pas si çà marchera car jouer à la poupée est avant tout jouer à être adulte. En dehors de quelques cas pathologiques, je ne crois pas que beaucoup de petites filles rêvent d’une plastique à la Barbie ! Personnellement, je n’ai jamais voulu être blanche, ni blonde aux yeux bleus à forte poitrine 😉 Ce qui était incroyable pour l’enfant que j’ai été, c’est l’immense garde-robe qu’elle avait ainsi que tous les accessoires (le fameux avion du sketch de Florence Foresti, la voiture, le cheval, la maison). D’ailleurs les 7000 vêtements et accessoires rangés par couleurs constituent le clou de l’exposition !

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Musée des Arts décoratifs
107, rue de Rivoli
Paris 1er

Jusqu’au 18 Septembre 2016

Muriel

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La saison des femmes

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Synopsis : En Inde, Etat rural du Gujarat, de nos jours. Quatre femmes vivent dans un petit village écrasé par la sécheresse et par le poids des traditions, qui donnent tous les pouvoirs aux hommes. Rani, Lajjo, Bijli et Janaki parlent librement entre elles de tous leurs problèmes, osent s’opposer aux hommes et aux traditions qui les asservissent. Portées par leur amitié et éprises de liberté, elles luttent contre leurs propres démons et rêvent d’un ailleurs et d’amour…

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J’ai découvert ce film en avant-première mardi dernier lors d’une projection en présence de la réalisatrice Leena Yadav. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été aussi émue par un film. Un film de femme, par une femme, pour les femmes et les hommes aussi (surtout). C’est un film indépendant, loin de la tendance Bollywood. Il n’est pas sûr qu’il soit autorisé à la projection en Inde à car, pour briser des tabous, la réalisatrice montre ce que le cinéma indien ne montre presque jamais : la violence conjugale, des corps dénudés — choquants dans un pays qui refuse la sexualité à l’écran. Le film devra passer par le bureau de la censure…

Si La Saison des femmes est une fiction, c’est un véritable village qui a inspiré Leena Yadav pour son film. La réalisatrice raconte : « situé au nord-ouest de l’Inde, ce territoire reculé aux paysages impressionnants abrite deux millions d’habitants, répartis en petites communautés. La population est régie par d’anciennes « normes » patriarcales décrétées par le conseil du village, composé en grande partie d’hommes ».  On sera surpris par exemple par le fait que ce soit au marié et à sa famille de verser une dot. Dans le film, le village imaginaire s’appelle Ujhaas et une langue a même été inventée, mélangeant l’hindi à un dialecte local, le kutchi. Une femme, Rani, a inspiré le personnage principal : devenue veuve à quinze ans après un mariage forcé, toujours vêtue de noir depuis, lui avait confiée « on ne m’a pas touchée depuis dix-sept ans. J’ai enfoui tous mes besoins au fond de moi pour faire ce qui convient pour mes enfants ».

La Saison des femmes est un film féministe destiné à tirer la sonnette d’alarme face aux différentes formes d’oppression dont elles sont victimes et à défendre les droits des femmes car trop souvent « traitées comme des objets sexuels dont le rôle se limite à servir les hommes ».

Le film pointe avec pertinence le cercle vicieux de la misogynie que chaque génération a tendance à reproduire. Celui dans lequel s’enferre Rani en voulant marier son propre fils, faisant subir aux deux jeunes gens ce qu’elle a dû endurer jadis avec son propre mari. Difficile de sortir des schémas que la pression sociale martèle sans arrêt.

Le tournage a été interdit dans certains villages et contre toute attente, ce sont les hommes de la jeune génération, ceux qui sont aux commandes aujourd’hui, qui ont eu le plus de mal à accepter une femme émancipée comme chef d’équipe.

Un film universel qui parlera à toutes. Dans ces portraits de femmes on y reconnait une soeur, une amie, une voisine, une grand-mère, une tante. J’ai été émue, en colère, enthousiaste et surtout fière de la solidarité entre ces femmes qui ne se laissent jamais abattre, luttent pied à pied avec les hommes pour commercialiser leur artisanat, obtenir un téléphone portable, puis la télévision… Sans oublier le combat pour l’éducation des filles et la fierté de marcher la tête haute sans avoir à se couvrir les cheveux ou une partie du visage.

Un magnifique film à voir absolument !

 

Muriel

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Dans mes valises…

C’est Grande fille, l’ayant étudié en classe, qui m’a prêté le premier.

Après « Le journal à quatre mains » des soeurs Groult, je poursuis ma plongée dans l’enfance des féministes.

Présentation de l’éditeur
Je rêvais d’être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce vœu. Elle m’assurerait une immortalité qui compenserait l’éternité perdue ; il n’y avait plus de Dieu pour m’aimer, mais je brûlerais dans des millions de cœurs. En écrivant une œuvre nourrrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l’humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ? Je m’intéressais à la fois à moi et aux autres ; j’acceptais mon « incarnation » mais je ne voulais pas renoncer à l’universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s’étaient développées en moi au cours de ces quinze années.

Le second m’a fait de l’oeil ici

Muriel

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