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Ma sélection du dimanche soir

calendrier flow magazine 2017

Parmi mes petits plaisirs chaque jour, il y a cet éphéméride de Flow magazine qui me donne des idées, à réfléchir, à écrire, à envisager… Parce que chaque jour est unique et s’inscrit dans mon histoire. C’est aussi pour me souvenir qu’il y a de bonnes choses tous les jours, même les plus infimes, même quand on a l’impression de ne rien faire.

 

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Cette semaine a été très surprenante, je suis passée par des émotions très positives, très négatives puis à nouveau très positives. Une espèce de vague à laquelle je n’étais plus trop habituée. Mais il y a eu des moments de grâce comme cette promenade dans Paris entre 2 expositions de part et d’autre des rives de la Seine et ce dîner improvisé avec 2 de mes amies juste avant une séance de cinéma. Se retrouver à 19h, puis leur faire partager un bout de ma vie de blogueuse et rentrer dans notre banlieue à presque minuit…

  conversation muette jardin des tuileries paris expo spectaculaire 2nd empire musée d'Orsay Paris  dîner chez Champeaux Ducasse

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Je vous propose de regarder/écouter 2 conférences Ted axées sur le bonheur, le bien-être et une meilleure connaissance de soi.

Je vous parlais il y a quelques mois de mon journal de gratitude ICI

L’été dernier, j’ai brièvement parlé sur mes réseaux sociaux mais pas sur le blog du podcast de Christophe André 3 minutes à méditer sur France Culture. Apparemment, cela a été un gros succès (plus d’un million de téléchargements). Pour ma part, je l’écoutais entre 2 patients le matin vers 9h en faisant ma tournée ou le soir je partageais ma découverte avec les enfants. J’ai beaucoup aimé aussi me créer une petite routine pendant mes séjours en Tunisie, en Normandie et en Charente maritime au mois d’août.

Un joli livre à vous offrir ou à inscrire sur une wishlist, de même que les livres de Laurent Gounelle (dans la vidéo ci-dessus).

4è de couverture : 

Voilà plus de deux mille ans que l’on médite, en Orient comme en Occident. Aujourd’hui, les bénéfices de la méditation sont confirmés par de nombreuses études scientifiques. Laïque et accessible, la méditation de pleine conscience se pratique désormais dans les cabinets des médecins, à l’école, dans l’entreprise ou chez soi. Nous offrant sérénité, force et lucidité, elle nous aide aussi à résister aux maux de notre époque : égoïsme, matérialisme, dispersion digitale.

Issu d’une émission phare de France Culture diffusée durant tout l’été 2016, ce livre propose 40 exercices pour prendre conscience de notre état intérieur, écouter la rumeur du monde ou contempler la nature. Véritable traité pour entrer en amitié avec soi-même et avec le monde, il nous invite à un fascinant entraînement de l’esprit.

Si vous êtes débutant, ces exercices vous donneront le goût d’aller plus loin. Si vous méditez déjà, ils peuvent être un moyen de rafraîchir votre pratique et de la faire vivre chaque jour.

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Muriel

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L’art du temps

Quand je suis devenue maman, j’ai appris la rapidité, l’urgence, l’empressement, le devancement et l’anticipation permanente. Car il fallait toujours que le biberon soit prêt au moment où mon bébé ouvrirait l’oeil, avoir la solution pour mon bébé fiévreux ou vomissant à la crèche, être disponible pour la répétition de dernière minute au conservatoire ou la consultation chez le médecin en urgence… Ma vie est devenue une série de « si » et de « tu peux ? ».

Il faut dire que c’est le rôle d’une infirmière de surveiller mais aussi de détecter les effets secondaires des traitements par exemple. Donc c’est devenu une seconde nature d’anticiper, de toujours avoir un plan B.

Grâce au yoga, à la méditation et à la supervision avec la psy, j’ai ralenti le fonctionnement de mon cerveau. J’ai appris à me servir de la fonction pause, parfois à un point tel que je me fais l’effet d’être une tortue ! Je me suis aperçue que je me laissais surtout dévorer en permanence par des besoins et des urgences qui ne sont pas les miens.

Ne pas se laisser parasiter en permanence, ni vampiriser.

Me concentrer et faire d’abord ce que j’ai à faire.

Ne pas répondre au téléphone quand je suis occupée ou quand j’ai décidé de me détendre. Pour cela, je n’ai pas hésité à débrancher le téléphone de ma chambre. J’ai aussi appris à activer la fonction « ne pas déranger » sur mon téléphone portable à certaines heures. J’en ai assez de me faire bousculer par les patients sous prétexte qu’il faut répondre au téléphone, même quand on est dans la salle de bain. J’en ai assez que des personnes m’appellent 10 fois de suite sur mon téléphone pro alors que j’ai un répondeur et que je peux les rappeler quand je suis disponible.

Je rationalise la consultation de mes mails ainsi que mon addiction aux réseaux sociaux.

J’en ai assez de ces urgences qui n’en sont pas. En tant qu’infirmière, je pense avoir une notion assez juste de l’urgence, de l’urgence vitale même ! Je n’anticipe plus les catastrophes car c’est vivre dans un stress permanent qui m’empêche de profiter de l’instant présent. En fait, c’est surtout en observant les dégâts du stress sur mon mari que j’en ai pris conscience : il est passé maître dans l’art de ne pas profiter de son week-end ni de ses soirées parce qu’il passe son temps à penser aux réunions, aux dossiers et aux emmerdes du lundi !

Mon nouveau combat c’est éliminer les 36 horloges de l’appartement ! Ok j’exagère mais il y a l’heure absolument partout, sur tous les appareils, sans compter les horloges dans chaque chambre, la cuisine et la salle de bain. J’ai enlevé les piles des horloges dans les chambres des filles, je vais retirer l’horloge de la cuisine et du salon bientôt…

Dans ma chambre, la radio de la chaîne hifi est programmée pour s’allumer tous les jours à 5h57 !!! Donc même les jours où je ne travaille pas, j’ai droit à Thomas Sotto et Julie dans les oreilles. Sans oublier les 3 autres radios que mon mari allume sur son passage entre la cuisine, le salon et la salle de bain. J’ai commencé par demander à ce que la radio soit programmée pour s’allumer plus tard le week-end. Même si je travaille, mes tournées sont allégées. Mais ce n’était pas suffisant ! J’attache une grande importance au respect du rythme de chacun à la maison, à ne pas faire de bruit quand je pars travailler quand tout le monde dort et j’ai réalisé que mon mari et mes enfants n’avaient pas la même attention à mon égard (c’était déjà vrai quand je travaillais de nuit). Sauf qu’avec l’âge et mes 8 années de nuit, mon sommeil s’est dégradé… Comme beaucoup de gens, j’ai commencé par prendre une tisane, puis de l’homéopathie et un 1/2 somnifère pendant quelques mois. J’ai cependant vite cessé en prenant conscience que je mettais ma santé en danger juste parce que j’avais l’habitude de m’arranger pour ne pas les déranger. Alors j’ai débranché la chaîne hifi, ce qui a effacé les réglages de mon mari et je les ai changés : la radio ne s’allume dorénavant qu’à 7h le matin en semaine et à 9h le week-end. J’ai informé Petit mari qu’il devrait dorénavant se servir de la fonction alarme de son téléphone et se lever réellement tout seul comme un grand le matin. Inutile de vous dire qu’il a fait la gueule ! Le constat a été très rapide : j’ai gagné en durée et en qualité de sommeil. Et mine de rien, même s’il n’en a pas conscience, son niveau de stress et de mauvaise humeur du matin a diminué. Si je dois me lever à 5h30 ou 6h, j’ai plus d’une heure de silence devant moi et j’apprécie pleinement ma morning routine.

J’ai gagné du silence, du temps de cerveau disponible pour rêver « sainement » et ne pas être polluée par les infos en mode accéléré du matin. Cette sérénité nouvelle nous aide aussi dans le fameux « temps de parents », ne pas se sentir pressé bousculé, faire les choses tranquillement. J’ai gagné du temps de qualité, je profite mieux de l’instant même si j’ai un planning serré certains jours. Quand je suis chez moi, je suis dans mon cocon, à l’abri des « agressions » qui doivent rester à l’extérieur et vivre à mon rythme…

 

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Muriel

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