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11 Février

Assise dans un coffee shop de la rue d’Amsterdam entre un accompagnement et une visite à domicile, je me dis que je vais essayer. Essayer quoi ? D’écrire et de publier quelque chose… Re-donner vie à cet espace avec un besoin de revenir à mes fondamentaux encore une fois.

Combien de fois a-t-on enterré les blogs ? Je ne sais plus. Ce que je sais, c’est que depuis près de 14 ans, il est là, tel un ami fidèle, un témoin de notre temps, de mon histoire personnelle et familiale.

Comme à chaque fois, les enfants sont demandeurs de publications, mes ami(e)s aussi. Pourtant on se voit « dans la vraie vie » : ils savent ce qu’il y a à savoir de ma vie !

Ecrire mes Morning pages ne me suffit plus. J’y ai déposé beaucoup de choses qui m’ont permis d’avancer sur certains points, de stagner sur d’autres, de me perdre un peu aussi. J’ai beaucoup ressassé, beaucoup intériorisé, je me suis enfermée, cadenassée aussi.

La semaine dernière, j’ai eu comme une détonation intérieure, comme un verrou qui saute. C’est tout bête, une histoire de chaussures : enfiler une paire de Prada quelques minutes avant de quitter le bureau pour me rendre à une réception. Il a suffit d’une question/remarque de la part d’un collègue pour que la prise de conscience se fasse. Depuis des mois et des mois, j’essaie d’ouvrir une porte tout en barricadant les fenêtres. Cela ne pouvait pas fonctionner et c’est pour ça que je me sentais si bancale…

Reconnaître en moi ces signes de déséquilibre intérieur, choisir de me taire, me sentir « penchée » en permanence et maintenant avec l’âge, me réveiller au milieu de la nuit et la terminer sur le canapé.

Vouloir entrer dans un moule au point d’en oublier l’essentiel : moi. Je me suis éteinte pour ne pas faire d’ombre…

 

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Muriel

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