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Tea time au Chess hotel

En participant par hasard à un petit concours Facebook le mois dernier, quelle ne fût ma surprise de gagner un goûter !!!

A 2 pas de l’Opéra Garnier et des grands magasins, le Chess Hotel est un havre de paix auquel on accède par une entrée presque confidentielle.

Sitôt dans l’ascenseur qui mène au lobby, on oublie le bruit des grands boulevards et on se laisse bercer par l’ambiance musicale lounge. La décoration oeuvre du cabinet Gilles & Boissier est simple, épurée mais extrêmement confortable.

Le Chess-tea est un tea time original en collaboration avec Popelini. Il est proposé tous les jours de 15h à 18h. Pour 12€ vous aurez une boisson chaude (dont une sélection de thés Mariage frères), 3 choux Popelini (au choix parmi 5 saveurs selon les saisons) et un jus de fruits 100% naturel made in Provence Kookabarra. Un des meilleurs rapport qualité-prix de Paris ! Le service est agréable et attentionné, parfait pour un moment mère-fille ou entre amies. D’ailleurs Grande fille était ravie de partager ce goûter avec moi.

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The Chess Hotel 
6, rue du Helder Paris 9ème
Informations et réservations : 01 48 24 10 10

Muriel

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A quand une Misty Copeland à l’Opéra de Paris ?

La France, à la différence des États-unis, est un pays où le communautarisme est banni au nom de l’unité de la nation (une et indivisible), où les quotas sont également interdits. Les lois les plus récentes sur la parité homme-femme en politique, ou dans la vie civile, ne sont pas une politique de quotas, mais relevant de la simple justice, tenant compte d’un genre humain composé de femmes et d’hommes, ces derniers se taillant la part du lion dans toutes les sphères du pouvoir.

Pourtant, notre société française pratique à l’évidence des quotas : les feuilletons télé, les personnels visibles à la télévision en sont une preuve. Le scandale du recrutement de la chaîne BET France, pourtant s’adressant en majorité aux noirs, ne date que de quelques semaines. Quand on nomme un préfet ou sous-préfet issu de l’immigration récente ou ancienne, mais visible, on appelle çà la « diversité ». Quelle hypocrisie !!! De telles pratiques dispensent de se demander pourquoi l’inégalité est cultivée dans notre société sur des bases sociales et économiques.

Pourquoi y a-t-il si peu d’élèves « de couleur », pour reprendre le vocabulaire de Benjamin Millepied, dans les centaines de cours de danse, dans les dizaines de classes de conservatoire qui assurent la formation des candidats aux ballets les plus prestigieux ?

Dans ma commune, le conservatoire s’est installé dans un des quartiers les plus pauvres avec pour ambition de permettre à tous les enfants d’accéder à la culture. Des classes à horaires aménagées musique-danse-théâtre ont vu le jour dans le même quartier mais les places sont trustées par les enfants de bobos et d’instits car ici, il faut être parmi les initiés… Depuis 17 ans, mes enfants fréquentent le conservatoire et je me bats chaque année pour diffuser au plus grand nombre les dates et modalités de recrutement des enfants en CHAM.

Mes filles y ont suivi les classes musicales mais aussi de danse classique et tout naturellement, j’ai caressé pendant quelques semaines le rêve que peut être… Il m’a suffit d’aller sur le site de l’école de danse de l’Opéra de Paris pour constater qu’aucune d’elles ne correspondrait aux critères physiques demandés (rien qu’en termes de poids et de taille) et d’en arriver à la conclusion que de toute façon, il n’y avait pas de danseuse noire à l’opéra de Paris !

S’il y a eu des danseurs métis, on attend encore la danseuse étoile qui entrera dans l’histoire !  Si les danseurs noirs sont présents depuis longtemps dans les compagnies de danse contemporaine, ils brillent par leur absence en danse classique. Une autre idée de l’élitisme ! La culture n’est pas faite pour les noirs… J’en veux pour preuve les regards que l’on nous jette quand nous allons à l’opéra (il nous est arrivés d’être les seuls noirs de la salle à l’opéra Garnier !!!) ou quand je vais voir des expositions.

Heureusement, il y a les États-unis pour nous montrer la voie. Misty Copeland a fait la une des journaux du monde entier en étant nommée l’an dernier première danseuse (= l’équivalent de nos danseuses étoiles) de l’American Ballet Theatre. Son histoire est un conte de fées comme on les aime là-bas : une enfant issue des quartiers pauvres élevée par sa mère célibataire qui cumulait 2 jobs, découvre la danse sur le tard, est repérée par un professeur et travaille dur, plus dur que les autres pour réussir. Sauf qu’elle n’a pas le « bon » physique : trop développé, trop athlétique, trop noir certainement aussi… Mais malgré les refus et les blessures, elle s’acharne et fini par obtenir la reconnaissance suprême. Bien entendu sa médiatisation permet à certains de se donner bonne conscience certes, mais aide surtout des millions de petites filles noires à continuer à rêver de tutus et de pointes, en sachant que leur rêve peut devenir réalité.

Si je vous parle aujourd’hui de Misty Copeland, c’est qu’elle a réalisé pour le magazine Harper’s Bazaar une série de photos reproduisant les plus beaux tableaux de Edgar Degas pour une exposition au MOMA de New York (museum of modern art). Une superbe façon de casser les codes et de rendre la culture accessible à tous. Après la danse classique, elle a choisi d’intéresser les enfants à la peinture, aux grands peintres, bref d’amener la culture à eux.

La réussite de Misty Copeland attire le public afro-américain aux représentations de l’American Ballet Theatre, ce que Benjamin Millepied a essayé de faire comprendre lors de son passage éclair à la tête du ballet de l’Opéra de Paris. Elle est aussi la porte-parole de Project Plié, une initiative de l’ABT visant à augmenter la diversité dans le monde de la danse classique en offrant des bourses à des étudiants appartenant à des groupes ethniques sous-représentés.

A ballerina’s tale le documentaire retraçant son parcours sera diffusé ce soir à 21h sur Sundance channel (pour ceux qui ont Canalsat). A ne pas manquer ou à enregistrer pour nos enfants !!!

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crédit photo Harper’s Bazaar

Muriel

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Sur un air d’opéra et dans le noir…

De temps en temps, je reçois par mail des demandes de suggestions pour une sortie, un séjour à Paris ou ailleurs.

Il y a un mois pour mon anniversaire, j’ai été invitée 2 fois au restaurant. Rien d’extraordinaire, quoique… J’ai vécu 2 expériences que je veux partager avec vous car elles méritent de figurer en « bonnes adresses » dans un petit carnet.

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Tout d’abord, Petit mari m’a fait la surprise de me convier du côté de l’Hôtel de ville, sur les quais à 19h45.

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Quelle ne fut ma surprise de découvrir qu’il avait réservé dans un restaurant figurant sur ma liste (secrète) des endroits à tester : Le Bel Canto !

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Connaissant mon goût pour l’opéra, il a trouvé ce concept original proposant de dîner au son des grands airs d’opéra et de bel canto. En effet, les serveurs sont de véritables artistes lyriques accompagnés au piano.

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Le menu peut paraître assez cher de prime abord mais croyez moi, cela en vaut la peine : à la fois pour la qualité des mets servis et le talent des artistes (81€ entrée-plat-dessert).

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L’équipe est jeune, chaleureuse et pédagogue. Les chanteurs n’hésitent pas à vous donner des renseignements sur les extraits interprétés, prennent le temps et ont plaisir à discuter avec les convives. Les airs s’enchaînent environ toutes les 15mn, vous vibrez, vous êtes enveloppés par leurs voix, leur fougue, l’émotion… J’ai passé une incroyable soirée de plus de 3h, dans un cadre agréable et romantique à souhait, en écoutant de la musique que j’aime ! Cela valait une soirée à l’opéra, le plaisir des papilles en plus !!!

On peut repartir avec un CD de la troupe et/ou le menu dédicacé par les artistes. A refaire absolument !

 Le Bel Canto

72 quai de l’hôtel de ville 

Paris 4è

www.lebelcanto.com

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5 jours plus tard, c’est une de mes meilleures amies qui avait réservé une table pour 4 au restaurant Dans le noir !

Une expérience à faire absolument au moins une fois dans sa vie ! D’ailleurs nous y retournerons avec les enfants qui sont demandeurs.

Situé pas loin de Beaubourg, dans la rue…, vous êtes accueillis par un maître d’hôtel qui vous remet un gros cadenas en vous indiquant de bien vouloir vous passer pour la soirée de tout objet lumineux (montre, téléphone, etc), de passer aux toilettes…Ensuite, il vous explique le concept et prend votre commande. Vous devez choisir votre menu (en fait le nombre de plats), les boissons et indiquer vos allergies et les aliments que vous n’aimez pas.

Vous êtes ensuite présentés et pris en charge par une personne mal voyante qui s’occupera de vous toute la soirée.

L’expérience commence dès que vous posez la main sur l’épaule gauche de la personne qui vous précède puis vous vous laissez guider dans le noir jusqu’à votre table. Les verres sont en plastique, c’est déjà çà. Les sensations sont assez étranges : on est tendus, inquiets… Pas facile de perdre ses repères dans l’obscurité complète, on se sent un peu ridicule.

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Comme je suis gauchère, dès le début du repas j’ai repéré le bord de table à ma droite, mes couverts et mon verre, j’ai positionné ma main droite de telle sorte que je sache en permanence où était mon couteau et j’ai glissé mes verres à eau et à vin entre mes doigts. J’ai peu utilisé mon couteau et eu beaucoup de mal à devoir mettre un doigt dans le verre pour me servir à boire sans en verser trop ou à mettre les doigts dans l’assiette.

Nous avons bien ri en échangeant des infos style « à 10h j’ai de la purée de céleri, à 2h j’ai de la viande, à moins le quart j’ai de la salade » etc. Nous avons beaucoup comparé nos sensations, les odeurs que nous pensions reconnaître et parlé de choses finalement intimes comme le parfum de nos conjoints, le toucher…

Les plats sont préparés et servis par des mal voyants ou des non voyants. C’est donc aussi une entreprise d’insertion. Les prix sont raisonnables.

Il y avait beaucoup d’étrangers alors que nous étions en pleine semaine.

Au final, une expérience enrichissante pas trop éprouvante car nous étions assis pendant 2h, je n’ose imaginer ce que cela aurait été s’il nous avait fallu nous déplacer d’un endroit à un autre durant le repas.

La qualité des mets n’est pas exceptionnelle mais on y va avant tout pour l’expérience !

Le retour à la lumière s’effectue dans le calme, avec des lumières tamisées, un peu comme une renaissance. Le maître d’hôtel est là, rassurant, nous indique sur une carte ce que nous avons mangé et là, ce sont des éclats de rire devant nos erreurs ou nos bonnes réponses. Le temps de récupérer nos affaires, de payer et nous sommes repartis dans les rues de Paris, surpris par l’éclat si vif des couleurs.

Dans le noir

51 rue Quincampoix

Paris 4è

www.danslenoir.com

Muriel

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Lieux de perdition…

 Bon autant vous prévenir tout de suite, la reprise du régime ce sera pour la semaine prochaine !

Oui, je suis faible je l’admets !

Mais qui aurait résisté à un passage par la boutique du MK2 ???

Ah au fait, pour les fans de M&M’s au beurre de cacahuète, il n’y en a plus.

Ils en auront de nouveau à Noël.

 

En sortant du MK2, j’ai fait un arrêt sur image devant Le Camion qui fume…

Le premier food truck à Paris qui prépare des hamburgers-de-la-mort-qui-tue !

Comme tout est fait sur place et à la commande, il faut faire la queue pour avoir la chance de déguster l’objet du désir.

Grande fille, Tit’puce et moi avions patienté 1h30 en janvier dernier place de la Madeleine. 

Cette fois-ci, nous avons attendu 20mn. 

Pour plus d’infos, cliquez sur la photo ci-dessous

 

J’en ai profité pour m’offrir un coffret des films de Jacques Demy…

 

Et nous avons fait une découverte : la curry mango sauce une tuerie avec les frites !!!

 

Autre lieu de perdition que j’ai découvert par hasard jeudi soir en me promenant :

la boutique Lindt Opéra

11bis, rue Scribe

Paris 9è

On se croirait presque au M&M’s store de New York !!!

C’est du plus haut de gamme et il est très difficile de ne pas craquer, de ne pas se faire un petit mélange sur mesure…

 

 

Muriel

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5 moments…

Expo vue à la Mairie de Paris. J’ai trouvé la mise en scène décevante, la circulation difficile au sein du lieu. Finalement peu de costumes mais le choix des extraits de films était captivant. Je pense que c’est ce qui a le plus plu .

Je suis allée à l’Opéra Garnier voir l’expo « L’étoffe de la modernité ». C’était aussi l’occasion de découvrir le nouvel espace musée-bibliothèque qui est superbe.

Franchement si l’Opéra de Paris a un fond de plus de 6000 costumes, je ne comprends pas le peu d’éléments exposés. Mais quel plaisir de déambuler, de se laisser guider par son instinct, du profiter du lieu en toute simplicité !

Ma tenue des jours de boulot sous la pluie.

Depuis que les bottes de pluie sont devenues un accessoire de mode, c’est carrément sympa et super pratique, surtout en automne.

J’ai choisi les mêmes bottes que la reine Elizabeth II : des Hunter !

Avoir les pieds secs, quel confort !

Comme d’habitude, les quelques châtaigners au pied de mon immeuble subissent les pires assauts plusieurs fois par jour depuis la rentrée des classes… 

Dommage car les châtaignes sont ridiculement petites, juste parce qu’ils sont impatients.

Le film que je me faisais une joie de voir, tant le trio d’acteurs était prometteur. 

Pas franchement drôle, un scénario pas abouti : je suis restée sur ma faim.

Muriel

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