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Ma sélection du dimanche soir

Une nouvelle sélection du dimanche soir, qui je l’espère, trouvera un écho en vous…

 

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Octobre rose, le mois consacré à la lutte contre le cancer du sein.

Comme d’habitude, il y aura toujours des esprits chagrins pour dénoncer cette opération publicitaire qui ne rapporte pas assez à la recherche, qui sert de plan marketing à des marques de cosmétiques qui commercialisent des produits pas safe à 100%, etc.

Comme chaque année, je mentionne cette opération. Parce que trop de femmes luttent, souffrent et meurent encore… Parce que le cancer ça n’arrive pas qu’aux autres… Parce que nous manquons de dons, de bénévoles et que si cette opération permet à ces mêmes personnes de s’investir et de donner à d’autres associations de leur choix, c’est ça la vraie victoire ! Le reste n’est que du blabla.

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 Dear Muësli, la start up des 3 muesli boys a droit à un coup de projecteur dans Les Echos et s’apprête à lever des fonds pour son expansion.

N’hésitez pas à vous approvisionner au Monop’ du coin ou sur leur e-shop !

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La plateforme de streaming légal de séries et films afro-américano-caribéens a cessé la commercialisation d’abonnements. Toujours à la recherche du gratuit et du pas cher, nous sommes tous responsables de l’échec de cette belle entreprise en refusant de payer un service à son juste prix ! Son fondateur a choisi de faire de la pédagogie en expliquant clairement le mécanisme qui a conduit à cette situation. A lire ICI

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EllesLaw c’est le joli projet de 6 élèves avocates qui proposent un « kit de survie juridique pour Femmes Modernes ».

Elles mettent à disposition les informations sur leur profession ainsi que des informations pour aider les femmes à connaître et comprendre leurs droits.

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Lauren Bastide, ancienne journaliste de Elle et Canal Plus, a lancé fin 2016 son podcast : une conversation d’environ 1h de femme à femme tous les 15 jours.

Cet été, je me suis délectée de l’épisode numéro 17 consacré à Léonora Miano, écrivaine camerounaise, que je vous recommande chaudement. D’abord parce que Léonora a une voix exceptionnelle, d’une sensualité qui vous donne des frissons dans le dos et vous pulvérise par la justesse de son propos. Le récit qu’elle fait de sa vie sans papiers avec un bébé en France… J’ai eu l’impression d’entendre l’histoire de plusieurs des résidentes que je suis actuellement ! Elle parle tellement bien du féminisme, de ce qu’est être noir, le racisme et de bien d’autres choses encore. D’ailleurs le podcast dure près d’1h30 !!!

Le numéro 9, consacré à Rama Yade, je me risquerai à l’écouter bientôt 😉

 

Muriel

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Chris Rock aux Oscars 2016

Chris Rock a réussi, plutôt brillamment à mon goût, à se sortir de la polémique #oscarsowhite tout en faisant un discours clair, comique et en faisant passer LE message principal alors je pose çà là…

Muriel

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A quand une Misty Copeland à l’Opéra de Paris ?

La France, à la différence des États-unis, est un pays où le communautarisme est banni au nom de l’unité de la nation (une et indivisible), où les quotas sont également interdits. Les lois les plus récentes sur la parité homme-femme en politique, ou dans la vie civile, ne sont pas une politique de quotas, mais relevant de la simple justice, tenant compte d’un genre humain composé de femmes et d’hommes, ces derniers se taillant la part du lion dans toutes les sphères du pouvoir.

Pourtant, notre société française pratique à l’évidence des quotas : les feuilletons télé, les personnels visibles à la télévision en sont une preuve. Le scandale du recrutement de la chaîne BET France, pourtant s’adressant en majorité aux noirs, ne date que de quelques semaines. Quand on nomme un préfet ou sous-préfet issu de l’immigration récente ou ancienne, mais visible, on appelle çà la « diversité ». Quelle hypocrisie !!! De telles pratiques dispensent de se demander pourquoi l’inégalité est cultivée dans notre société sur des bases sociales et économiques.

Pourquoi y a-t-il si peu d’élèves « de couleur », pour reprendre le vocabulaire de Benjamin Millepied, dans les centaines de cours de danse, dans les dizaines de classes de conservatoire qui assurent la formation des candidats aux ballets les plus prestigieux ?

Dans ma commune, le conservatoire s’est installé dans un des quartiers les plus pauvres avec pour ambition de permettre à tous les enfants d’accéder à la culture. Des classes à horaires aménagées musique-danse-théâtre ont vu le jour dans le même quartier mais les places sont trustées par les enfants de bobos et d’instits car ici, il faut être parmi les initiés… Depuis 17 ans, mes enfants fréquentent le conservatoire et je me bats chaque année pour diffuser au plus grand nombre les dates et modalités de recrutement des enfants en CHAM.

Mes filles y ont suivi les classes musicales mais aussi de danse classique et tout naturellement, j’ai caressé pendant quelques semaines le rêve que peut être… Il m’a suffit d’aller sur le site de l’école de danse de l’Opéra de Paris pour constater qu’aucune d’elles ne correspondrait aux critères physiques demandés (rien qu’en termes de poids et de taille) et d’en arriver à la conclusion que de toute façon, il n’y avait pas de danseuse noire à l’opéra de Paris !

S’il y a eu des danseurs métis, on attend encore la danseuse étoile qui entrera dans l’histoire !  Si les danseurs noirs sont présents depuis longtemps dans les compagnies de danse contemporaine, ils brillent par leur absence en danse classique. Une autre idée de l’élitisme ! La culture n’est pas faite pour les noirs… J’en veux pour preuve les regards que l’on nous jette quand nous allons à l’opéra (il nous est arrivés d’être les seuls noirs de la salle à l’opéra Garnier !!!) ou quand je vais voir des expositions.

Heureusement, il y a les États-unis pour nous montrer la voie. Misty Copeland a fait la une des journaux du monde entier en étant nommée l’an dernier première danseuse (= l’équivalent de nos danseuses étoiles) de l’American Ballet Theatre. Son histoire est un conte de fées comme on les aime là-bas : une enfant issue des quartiers pauvres élevée par sa mère célibataire qui cumulait 2 jobs, découvre la danse sur le tard, est repérée par un professeur et travaille dur, plus dur que les autres pour réussir. Sauf qu’elle n’a pas le « bon » physique : trop développé, trop athlétique, trop noir certainement aussi… Mais malgré les refus et les blessures, elle s’acharne et fini par obtenir la reconnaissance suprême. Bien entendu sa médiatisation permet à certains de se donner bonne conscience certes, mais aide surtout des millions de petites filles noires à continuer à rêver de tutus et de pointes, en sachant que leur rêve peut devenir réalité.

Si je vous parle aujourd’hui de Misty Copeland, c’est qu’elle a réalisé pour le magazine Harper’s Bazaar une série de photos reproduisant les plus beaux tableaux de Edgar Degas pour une exposition au MOMA de New York (museum of modern art). Une superbe façon de casser les codes et de rendre la culture accessible à tous. Après la danse classique, elle a choisi d’intéresser les enfants à la peinture, aux grands peintres, bref d’amener la culture à eux.

La réussite de Misty Copeland attire le public afro-américain aux représentations de l’American Ballet Theatre, ce que Benjamin Millepied a essayé de faire comprendre lors de son passage éclair à la tête du ballet de l’Opéra de Paris. Elle est aussi la porte-parole de Project Plié, une initiative de l’ABT visant à augmenter la diversité dans le monde de la danse classique en offrant des bourses à des étudiants appartenant à des groupes ethniques sous-représentés.

A ballerina’s tale le documentaire retraçant son parcours sera diffusé ce soir à 21h sur Sundance channel (pour ceux qui ont Canalsat). A ne pas manquer ou à enregistrer pour nos enfants !!!

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crédit photo Harper’s Bazaar

Muriel

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Au Salon du livre et de la presse jeunesse (2)

J’ai parcouru les allées avec l’envie de tout acheter. Les couleurs, les illustrations, le sourire ou la concentration des enfants, leurs yeux qui brillent, le livre ou le sac qu’ils serrent contre eux…

Mes plus beaux trésors, ce sont mes livres. J’essaie de plus en plus de passer au numérique mais j’ai besoin de voir, de toucher, de me laisser séduire par un titre, une phrase, une image…

Marion Le Hir de Fallois était à Montreuil pour 2 livres très différents dont elle est l’auteur.

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Celui que je voulais, c’est Mon livret de Famille, un très beau bébé paru aux éditions L’épicerie de l’orage. Je connaissais déjà cette petite maison d’édition grâce à Lisa qui y avait publié Ma mère est une blogueuse.

Ce sont des livres qui s’adressent aux enfants de 8 ans et plus

Mon livret de famille, je l’offrirai à chacun de mes enfants car, outre l’aspect documentaire et pédagogique, on peut le personnaliser, se l’approprier, en faire son « journal de famille » et j’aime bien l’idée qu’ils gardent une trace « autre » de leur famille.

 

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crédit photo L’épicerie de l’orage

Le 2nd, Les beignets de ma mère aux éditions Kilowatt, c’est Marion elle-même qui me l’a présenté. C’est la ségrégation aux Etats-Unis et l’affaire Rosa Parks vues à travers les yeux d’un enfant. L’histoire est racontée simplement. J’ai beaucoup aimé la rubrique « en savoir + » à la fin du livre qui donne des définitions claires de l’esclavage, la ségrégation et donne des clés pour comprendre une page de l’histoire des Etats-Unis.

J’ai bien aimé le titre, le sujet et les illustrations. Il s’ajoute à ma petite collection « négritude » : c’est-à-dire tous les livres écrits par des auteurs noirs ou abordant la question l’esclavage, de la ségrégation etc.

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2 jolis livres écrits par une blogueuse de grand talent, qui abordent des thèmes qui nous sont chers : la famille, les enfants, les souvenirs, l’histoire, que je vous recommande vivement !

Muriel

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Noël J-40…

Un petit coup de mou…

Juste pas envie, en mode « pilotage automatique » où vous faites les choses parce qu’il faut les faire, pas plus, des fois même un peu moins… Pour ne pas voir, pas écouter, pas entendre, pour ne pas fissurer l’armure qui vous protège.

Pas envie de parler politique, racisme, zoologie, ou que sais-je encore…

Alors je suis allée voir les vitrines de Noël ! Je me suis extasiée devant le magnifique sapin des Galeries Lafayette avec son animation.

J’ai découvert un tas de nouveaux corners de marques que nous n’avons plus à envier à New York ou Londres : oui, nous avons maintenant Urban Outfitters, Ted Baker, Kate Spade et Topshop !!!

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Le bonnet que j’ai cherché partout l’hiver dernier, qui faisait les beaux jours des blogueuses mode, est chez Urban Outfitters et coûte 80€ . Je réfléchis encore…

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Je suis allée au Casino de Paris avec Petit mari voir Vanessa Paradis.

Ce n’était pas vraiment prévu, plus de places en vente. Mais j’ai eu un coup de chance pas possible grâce à Twitter et j’ai passé une super soirée ! En plus, il y avait Benjamin Biolay aux claviers, au trombone et au violon, j’étais enchantée. Je crois qu’elle m’apprivoise petit à petit Vanessa : ses concerts sont vraiment bien.

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Pour la 1ère fois, j’ai souhaité garder un souvenir de ce moment : une photo et une petite boîte… Un truc de midinette peut être, juste parce que j’éprouve le besoin de m’accrocher à ces petites choses qui sont un peu moi, mon époque, mon histoire et celle que je transmet à mes enfants.

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Muriel

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